Rennes: Le projet d’une grande université sur les rails

ENSEIGNEMENT Les deux universités et quatre grandes écoles visent à un rapprochement d’ici 2019…

Jérôme Gicquel

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Illustration du campus Beaulieu de l'université Rennes 1.
Illustration du campus Beaulieu de l'université Rennes 1. — C. Allain / APEI / 20 Minutes
  • Pour peser au niveau international, les facs et écoles rennaises veulent se rapprocher.
  • Le regroupement des six établissements devrait être effectif en janvier 2019.
  • Le projet a été présenté à la ministre de l’Enseignement supérieur.

En cette période de rentrée, l’heure est au rapprochement dans le milieu universitaire rennais. Malgré l’échec de leur fusion début 2015, les universités de Rennes 1 et de Rennes 2 entendent bien sceller une alliance pour monter en gamme et renforcer leur attractivité.

Avec quatre autres établissements d’enseignement supérieur rennais (Ecole de chimie, Ecole normale supérieure, Insa et Sciences Po), elles travaillent depuis près de six mois sur un projet de regroupement qui pourrait être effectif à partir de janvier 2019. « L’idée est de faire émerger une grande université de recherche et de formation reconnue internationalement », indique Olivier David, président de Rennes 2.

Un rapprochement, pas une fusion

Les deux présidents d’universités rennais ont d’ailleurs été reçus jeudi soir par la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Frédérique Vidal pour lui présenter les contours de ce regroupement. « Il ne s’agit pas d’une fusion. Chaque établissement conservera son entité juridique. Mais nous avons besoin de nous structurer pour définir une stratégie d’excellence scientifique commune », poursuit David Alis, président de Rennes 1.

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Cette volonté de « chasser en meute » avait été validée fin juin et début juillet par les conseils d’administration des différents établissements. Cela n’a pas toujours été le cas, loin s’en faut, avec à la clé un échec cuisant en février dernier. Candidate pour la 4e fois aux fonds d’Etat Idex-Isite, Rennes avait encore une fois été recalée par le jury, en raison notamment d’un « problème de gouvernance ».

Une offre de formation élargie pour les étudiants

L’échec digéré, les six établissements sont désormais bien décidés à tirer dans le même sens. « Nos différences n’empêchent pas la complémentarité. Tous les appels à projets, nationaux ou européens, seront ainsi réfléchis à l’échelle des six sites », souligne Olivier David.

Pour les étudiants, la création de cette grande université pourrait permettre d’accéder à une offre de formation plus large. Idem à l’international où chaque établissement a son réseau propre et pourrait en faire profiter les autres. Interrogé fin juin au moment du vote des conseils d’administration, l’Unef estimait d’ailleurs que ce projet de regroupement allait dans le bon sens. « A condition que la finalité première soit bien l’amélioration des conditions de vie et d’étude des étudiant(e) s », avait indiqué le syndicat.