Rennes: Des mineurs étrangers isolés accueillis dans une ancienne caserne de la gendarmerie

SOCIETE Le département d’Ille-et-Vilaine doit faire face à un afflux migratoire depuis quelques mois…

Jérôme Gicquel
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Les 78 mineurs accueillis viennent en majorité de Guinée, du Mali et du Congo.
Les 78 mineurs accueillis viennent en majorité de Guinée, du Mali et du Congo. — J. Gicquel / APEI / 20 Minutes
  • 78 mineurs étrangers isolés sont accueillis dans une ancienne caserne de gendarmerie.
  • L’Ille-et-Vilaine connaît actuellement un afflux de mineurs.
  • Pour y faire face, le département demande de l’aide à l’Etat.

Ils sont originaires de Guinée, du Mali, du Congo ou bien encore d’Albanie. Depuis jeudi, 78 mineurs étrangers isolés sont hébergés dans l’ancienne caserne de gendarmerie Guillaudot dans le centre-ville de Rennes. C’est au cours de l’été que le département d’Ille-et-Vilaine, propriétaire des lieux, a décidé de rouvrir en urgence cette ancienne caserne désaffectée pour faire face à un afflux de mineurs étrangers non accompagnés sur son territoire.

« La situation est très tendue au niveau national. Rien que dans le département, nous avons accueilli 136 de ces mineurs depuis le début de l’année », souligne Jean-Luc Chenut, président du conseil département d’Ille-et-Vilaine. Au total, ce sont près de 450 mineurs étrangers isolés que la collectivité doit prendre en charge, ce qui n’est pas sans poser quelques soucis. « Notre capacité d’accueil n’est pas calibrée pour un tel nombre. Nous avons donc décidé de renforcer notre dispositif en s’engageant à créer 210 places d’accueil supplémentaires », précise Jean-Luc Chenut.

Les départements demandent de l’aide à l’Etat

Abandonnée depuis près de quatre ans, l’ancienne caserne Guillaudot (plus connue sous le nom de caserne Margueritte) a donc repris du service avant sa future transformation en projet immobilier dans les prochaines années. « Il a fallu tout remettre en l’état pendant l’été car il n’y avait plus de gaz, d’eau et d’électricité », souligne Jean-Luc Chenut, qui s’inquiète pour les finances de la collectivité. « Il faut que l’Etat nous donne des moyens financiers supplémentaires pour faire face à cette charge. Sinon on va tout droit dans l’impasse », assure l’élu.

Accueillis temporairement pendant l’été dans une résidence universitaire du Crous, les 78 mineurs ont donc découvert jeudi leur nouvel environnement, à proximité du parc du Thabor. « Ce lieu n’est pas un établissement carcéral. Il s’agit plutôt d’un internat pour ces mineurs qui seront suivis et accompagnés par des éducateurs et des travailleurs sociaux », précise Jean-Luc Chenut.