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JUSTICERennes: «Je vais te brûler vivante», un conjoint violent condamné

Rennes: «Je vais te brûler vivante», un homme condamné pour avoir frappé son ex-compagne

JUSTICE
L’homme harcelait la jeune femme par téléphone…
Illustration du tribunal de grande instance de Rennes, au sein de la Cité judiciaire.
Illustration du tribunal de grande instance de Rennes, au sein de la Cité judiciaire. - C. Allain / 20 Minutes / 20 Minutes
Camille Allain

Camille Allain

Les SMS sont à peine publiables. « Je vais te brûler vivante ». « Je vais te pourrir la vie, te défigurer ». Pendant des semaines, cet homme de 31 ans a harcelé son ex-compagne en lui envoyant une vingtaine de messages d’insultes par jour. Mais il n’est pas arrêté là.

A plusieurs reprises, ce dernier a été particulièrement violent, allant même jusqu’à la menacer avec une arme de poing. « Tout ce qu’elle dit c’est faux », se défend l’homme, debout dans le box du tribunal correctionnel de Rennes.

Il lui casse le nez, charge sa voiture…

Les faits pour lesquels il est jugé remontent à fin 2016. Récemment séparé de sa compagne, âgée de 30 ans, le prévenu se rend à son domicile de Saint-Grégoire, au nord de Rennes. La jeune femme explique qu’il a retourné son appartement, avant de la menacer avec un pistolet, puis de prendre la fuite. Peu de temps avant, il lui avait brisé le nez en la frappant. Il sera coincé par les policiers quelques heures plus tard à Saint-Jacques-de-la-Lande, alors qu’il rôde autour du logement des amies de sa compagne.

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Placé sous contrôle judiciaire, il récidivera quelques mois plus tard en chargeant la voiture de son ex à plusieurs reprises, alors que celle-ci se trouve au volant. Jugé en comparution immédiate pour ces faits en début d’année, l’homme est condamné à 14 mois de prison, dont douze avec sursis. En 2012, il avait déjà écopé d’une peine de trois mois avec sursis pour des violences sur la jeune femme, dont il s’était ensuite séparé.

« Je suis heureuse que ma cliente ne soit pas là »

De retour devant le tribunal, l’homme ne s’est pas démonté. S’il reconnaît les SMS de menaces, il nie les violences. « C’est le mauvais amour. Je m’embrouillais avec elle, j’étais hors de moi. J’ai déconné à certains moments en envoyant ces messages. Mais pour le reste, elle ment. Peut-être qu’elle a les nerfs parce qu’on ne s’est pas mariés », répond le prévenu. « Je suis heureuse que ma cliente ne soit pas là. Cela lui évitera d’entendre qu’elle est une pauvre fille, une menteuse qui voudrait se venger d’un mariage qu’elle n’a pas eu », lâche l’avocate de la jeune femme Gwendoline Ténier.

Le tribunal a condamné le compagnon violent à une peine de 14 mois de prison, dont quatre mois absorbant la précédente condamnation.

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