Etat-civil: L'administration tique encore pour accepter le prénom breton Fañch

ETAT CIVIL La ville de Quimper avait d'abord refusé le tilde, avant d'accepter...

Camille Allain
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Illustration d'un nouveau-né.
Illustration d'un nouveau-né. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Une petite vague, au-dessus d’un « n ». Depuis plusieurs mois, le tilde de Fañch fait couler beaucoup d’encre. Ce petit garçon né à Quimper en mai est source de bien des querelles pour l’administration française.

La préfecture du Finistère avait d’abord refusé l’utilisation du tilde, avant d’accepter. « Il n’y a, à nos yeux, aucune raison, qu’elle soit juridique ou humaine, pour que Fañch soit privé du tilde qui orne son prénom. Ce n’est ni accessoire, ni anodin », avait écrit la municipalité après la parution de nombreux articles de presse.

Décision finale en septembre

Le petit Fañch avait ainsi pu obtenir une carte d’identité et un passeport, où le « n » de son prénom était coiffé d’un tilde. L’affaire aurait pu s’arrêter là si l’administration française ne s’était pas emmêlée. Le procureur de la République a convoqué les parents devant le tribunal le 5 juillet, comme le relate Ouest-France. « En un mot, on nous demande de retirer le tilde », a expliqué le père au quotidien breton.

En mai, le refus de la mairie de Quimper avait provoqué un tollé sur la Toile, notamment chez les militants de la cause bretonne. La décision finale est attendue en septembre.