Pourquoi les Bretons doivent se méfier du soleil

SANTE La Ligue contre le cancer sensibilise les vacanciers aux risques de cancer…

C.A.
— 
Une femme marche avec une ombrelle pour se protéger du soleil sur la plage de Dinard (Ille-et-Vilaine)
Une femme marche avec une ombrelle pour se protéger du soleil sur la plage de Dinard (Ille-et-Vilaine) — C. Allain / APEI / 20 Minutes
  • La Bretagne est victime de son ensoleillement ! Hé oui…
  • Trois fois plus de mélanomes en Bretagne que la moyenne nationale

Quatrième région touristique française, la Bretagne voit chaque été des dizaines de milliers de touristes déferler sur ses côtes. Si tous croisent les doigts pour bénéficier d’une météo clémente, beaucoup ne savent pas que la région est aussi victime de son ensoleillement. La Bretagne est en effet le territoire français le plus touché par le cancer de la peau, et notamment le mélanome, sa « version » la plus dangereuse.

Trois fois plus de cas en Bretagne

Comme chaque année, les membres de la Ligue contre le cancer organisent donc des journées de prévention comme ce sera le cas ce mardi et tout au long du mois de juillet à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine). « Il faut sensibiliser les gens, notamment les familles, aux dangers du soleil », expliquait à 20 Minutes le docteur Jean-François Tourtelier, président de la Ligue contre le cancer d’Ille-et-Vilaine.


En France, plus de 80.000 nouveaux cas de cancer de la peau dont 14.350 mélanomes sont diagnostiqués chaque année. D’après la Ligue contre le cancer, 1.800 personnes en meurent chaque année. Et la Bretagne paye un lourd tribut. En 2014, 1.305 cas étaient enregistrés dans la région, soit trois fois plus que la moyenne nationale. Des scientifiques ont montré que la région PACA en recensait 585 sur la même période.

« On s’expose sans s’en rendre compte »

Une leçon à tirer de ces chiffres ? Le soleil ne brille pas moins fort en Bretagne. Pire, sa puissance est souvent masquée par le vent ou quelques nuages, ce qui n’incite pas les habitants à se protéger. « On s’expose parfois sans s’en rendre compte », explique la Ligue contre le cancer.


Le risque plus élevé chez les Bretons serait également dû à leurs racines celtiques. « La peau est plus claire et donc plus fragile, notamment chez les plus jeunes », détaillait un professeur de l’université Rennes 1 spécialiste du sujet. Plusieurs études ont déjà montré que des surexpositions lors de l’enfance conduisaient à un plus grand risque de mélanome à l’âge adulte.

Il est donc conseillé de ne pas s’exposer aux heures les plus chaudes, de ne pas lézarder toute la journée, même avec de la crème solaire, et surtout de bien protéger les plus jeunes, si possible avec des vêtements fins. Les vacances n’en seront que plus belles.