Rennes: Tony Meilhon ne touchera pas de dommages et intérêts

JUSTICE L’homme qui a tué Laëtitia Perrais en 2011 à Pornic (Loire-Atlantique) contestait ses conditions de détention…

Camille Allain

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Illustration d'un surveillant pénitentiaire à la prison de Rennes-Vezin.
Illustration d'un surveillant pénitentiaire à la prison de Rennes-Vezin. — Fred Tanneau afp.com

C’est sans doute l’un des détenus les plus connus de France. Tony Meilhon, condamné en 2015 par la cour d’appel de Rennes à la prison à perpétuité pour avoir tué et démembré la jeune Laëtitia Perrais en 2011 à Pornic (Loire-Atlantique), contestait ses conditions de détention. Début juin, il avait réclamé 8.000 euros de dommages et intérêts à l’Etat pour avoir été placé à l’isolement pendant quatre ans.

Détenu jugé extrêmement dangereux, Tony Meilhon avait été mis à l’écart des autres prisonniers lors de son placement en détention provisoire. Gilles Friboulet, son avocat, regrettait de ne pas avoir eu accès au dossier médical de son client, justifiant son isolement. En réparation, il demandait 8.000 euros de dommages et intérêts. Lundi, le tribunal administratif de Rennes a rejeté cette demande, rapporte Ouest-France.

« J’ai pas accès au travail, à rien du tout »

En 2016, il avait été condamné à un an de prison supplémentaire pour avoir incendié sa cellule de la prison de Condé-sur-Sarthe (Orne). « Si j’avais été mieux pris en charge, je n’en serais pas là. J’ai pas accès au travail, à rien du tout », avait-il déploré. Il avait également tenté de mettre fin à ses jours.

Jugé en appel en 2015 à Rennes, Tony Meilhon avait pour la première fois exprimé « des regrets » et demandé « pardon à Laëtitia ». En janvier 2011, il avait étranglé Laëtitia Perrais, une jeune serveuse, l’avait poignardée à 44 reprises avant de découper son corps et d’en disperser les morceaux aux alentours de Pornic (Loire-Atlantique).