Tour de France: «C'est un rêve qui se réalise!», savoure le cycliste breton Laurent Pichon

INTERVIEW Le Quimpérois du team Fortuneo-Vital Concept va participer pour la première fois à la Grande Boucle...

Propos recueillis par Jeremy Goujon

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Le Breton Laurent Pichon prend sa revanche par rapport aux années FDJ...
Le Breton Laurent Pichon prend sa revanche par rapport aux années FDJ... — Facebook Laurent Pichon
  • L'actuel leader de la Coupe de France fait partie des neuf coureurs choisis ce dimanche soir par l'équipe bretonne.
  • Le Finistérien va ainsi découvrir la plus grande course au monde, tout comme ses partenaires Élie Gesbert et Romain Hardy.

Avec Élie Gesbert, il sera l’un des deux Bretons du team Fortuneo-Vital Concept à participer au 104e Tour de France, qui s’élancera de Düsseldorf (Allemagne) le 1er juillet. Actuel leader de la Coupe de France, le puncheur quimpérois Laurent Pichon commente la bonne nouvelle pour 20 Minutes.

Ça fait quoi de disputer la plus grande course du monde pour la première fois, à bientôt 31 ans ?

C’est un rêve qui se réalise ! C’est ma 8e année chez les pros, et je n’avais jamais pu participer au Tour jusqu’à présent. Je suis vraiment content de pouvoir enfin en être.

Le « neuf de départ » de Fortuneo a été dévoilé ce dimanche. À titre personnel, depuis quand étiez-vous dans la confidence ?

Vu mon début de saison, je m’en doutais depuis un petit moment. Il y a un mois et demi, Emmanuel Hubert [le manager général de la formation bretonne] m’avait dit : « Tu n’as pas de souci à te faire ». Mais bon, tant que ce n’est pas officiel, on doute toujours. Il me l’a confirmé hier soir [samedi].

Qu’est-ce qui vous avait manqué les saisons précédentes ?

Déjà, lors de mes trois premières années professionnelles [2010-2012], j’étais dans l’équipe Bretagne-Schuller, et on ne participait pas au Tour de France. Ensuite, j’ai disputé le Giro avec la FDJ [en 2013 et 2014], et j’espérais vraiment faire le Tour les deux années suivantes. Je n’avais pas trouvé les sélections hyper logiques, notamment l’an passé… ce qui m’a donné envie de changer d’air. Je voyais bien que je n’étais pas forcément considéré à ma juste valeur là-bas. Peut-être ai-je fait des sacrifices d’un côté, mais sportivement, j’ai fait le bon choix.

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C’est une petite revanche, du coup, par rapport à la FDJ ?

Oui c’en est une, c’est clair ! Avec mes trois victoires en 2017 [la Classic Loire-Atlantique, une étape de la Semaine internationale Coppi et Bartali et la Route Adélie de Vitré], j’ai montré que je ne pouvais pas seulement être un « simple équipier ». D’ailleurs, j’ai été félicité plusieurs fois par des membres du staff de mon ex-équipe, donc voilà… Alors c’est sûr, je ne suis pas dans le World Tour, je ne suis pas dans les formations les plus prestigieuses, mais je suis vraiment beaucoup plus épanoui. J’ai l’envie d’un néo-professionnel, je croque la saison à pleines dents, et j’espère que ça va continuer !

Un mot sur votre partenaire briochin Élie Gesbert qui, comme vous (et le Normand Romain Hardy), va goûter au Tour pour la première fois…

C’est super pour lui, d’autant que ça ne fait même pas un an qu’il est professionnel ! Il a beaucoup de talent, et je pense qu’il va se révéler au grand public cet été.

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À l’instar de Gesbert, né le 1er juillet 1995, vous allez fêter votre anniversaire pendant le Tour (19 juillet)…

Tout en espérant ne pas avoir de soucis durant la course, c’est vrai que c’est un beau clin d’œil. Bon par contre, l’étape ce jour-là [La Mure-Serre Chevalier], ce ne sera pas trop pour moi (sourire)…

Quels sont les objectifs pour ce Tour de France 2017 ?

On va essayer de décrocher une victoire d’étape avec notre sprinter Dan McLay. Après, je pense qu’on peut viser un bon classement général avec Brice Feillu, qui a déjà fini dans les 15 premiers, il me semble [16e en 2014]. Et puis pour moi, une étape, ce serait bien, mais le niveau est très relevé. Il n’y aura pas 50 occasions.