Rennes: Un homme jugé pour avoir tué un enfant sur une piste de ski

JUSTICE L'accident s'était produit à la station de ski de la Joue-du-loup, dans les Hautes-Alpes...

C.A. avec AFP

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Illustration d'une piste de ski, le 2 janvier 2013.
Illustration d'une piste de ski, le 2 janvier 2013. — FRED SCHEIBER / 20 MINUTES

Le choc avait été tellement violent qu’il l’avait été projeté à 30 mètres. Filao, 7 ans, est mort le 6 mars 2014 sur une piste de la station de ski de la Joue-du-loup, dans les Hautes-Alpes. Il avait été violemment percuté par un jeune homme originaire d’Amiens. Mercredi, ce dernier était jugé pour « homicide involontaire par maladresse, imprudence, négligence ou manquement à une obligation de prudence ou de sécurité imposée par la loi ou le règlement » devant le tribunal de Gap (Hautes-Alpes).

« Ce sera la première fois que nous rencontrerons la personne qui a tué notre fils »

Aujourd’hui âgé de 19 ans, le skieur dévalait ce jour-là une piste bleue équipée d’un radar pédagogique. Les enquêteurs avaient établi que l’adolescent évoluait en ligne droite à près de 60 km/h lorsqu’il a percuté l’enfant. Porteur d’un casque, le garçon sera tué dans la collision. « Ce sera la première fois que nous rencontrerons la personne qui a tué notre fils, qui a brisé notre vie et ne nous a jamais adressé un mot », avait déclaré Litavan, le père de la victime avant l’audience.

Depuis l’accident, les parents n’ont cessé de remettre en cause la responsabilité de la station de ski, qui serait coupable d’avoir installé un peu plus haut sur la piste un radar de vitesse pédagogique « plus incitatif que préventif ». L’engin avait été retiré dès le lendemain de l’accident. Un non-lieu a depuis été prononcé par la justice. L’adolescent avait affirmé que le radar n’avait joué aucun rôle sur sa vitesse excessive.

Douze mois de prison requis

Arrivé accompagné de ses parents, le jeune skieur de 19 ans est entré la tête basse et les yeux rougis par les larmes dans la salle d’audience. Le procureur a requis douze mois de prison avec sursis, selon France 3. La décision sera rendue le 27 septembre.