Rennes: De la musique classique pour chasser les squatteurs à la gare

POLEMIQUE Des airs de Mozart et de Chopin sont diffusés de 7h à 20h sur le parvis sud...

Jérôme Gicquel

— 

La musique classique est diffusée de 7h à 20h sur le parvis sud de la gare de Rennes.
La musique classique est diffusée de 7h à 20h sur le parvis sud de la gare de Rennes. — J. Gicquel / APEI / 20 Minutes

Il flotte un air de musique classique ce mardi après-midi sur le parvis sud de la gare de Rennes. « C’est plutôt agréable, ça change du bruit des travaux », indique un voyageur, qui attend tranquillement son train une cigarette à la main

Ce n’est pourtant pas pour faire plaisir aux mélomanes que la sono, installée juste au-dessus de la boutique voyageurs, diffuse du Mozart et du Chopin. Il s’agit plutôt de chasser les squatteurs qui ont pris leurs habitudes sur le parvis et importunent parfois les voyageurs, comme l’a révélé Ouest-France.

>> A lire aussi : Des bancs anti-SDF à la station de métro Stalingrad à Paris

C’est Gares et Connexions, qui gère la gare de Rennes, qui a décidé d’installer ce dispositif il y a trois mois en diffusant de la musique sur le parvis de 7h à 20h. La filiale de la SNCF s’appuie sur des expériences similaires menées en 2008 au Québec dans un parking et en 2014 dans une gare suisse, avec des résultats concluants.

La SNCF se défend de toute discrimination

A Rennes, la mesure fait pourtant grincer des dents. Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes dénoncent ainsi le procédé.

Même le chroniqueur de RTL Tanguy Pastureau a réagi, de manière humoristique, à cette polémique samedi sur l’antenne de la station.

Interrogée sur le sujet, la SNCF se défend de toute discrimination à l’encontre des SDF. « Nous ne faisons pas la chasse aux marginaux et nous sommes d’ailleurs engagés auprès des associations qui leur viennent en aide, assure la direction. Il s’agit juste de gérer les flux aux entrées de la gare et d’éviter que des personnes ne se regroupent trop longtemps. »

La SNCF n’a pas prévu d’enlever son dispositif malgré le début de polémique.