Rennes: Le chantier de l’école La Courrouze va déménager près de l’ancien site pollué

EDUCATION Le groupe scolaire devrait ouvrir avec deux ans de retard…

Jérôme Gicquel
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Le chantier de l'école de la Courrouze, à Rennes, en friche depuis la découverte d'une pollution des sols en 2014.
Le chantier de l'école de la Courrouze, à Rennes, en friche depuis la découverte d'une pollution des sols en 2014. — C. Allain / APEI / 20 Minutes
  • En raison d’une pollution des sols, le chantier de l’école de la Courrouze a été stoppé.
  • La construction du groupe scolaire se fera sur un nouveau terrain à proximité.
  • En raison de ces aléas, l’école devrait ouvrir à la rentrée 2021 avec deux ans de retard.

Dans le quartier de la Courrouze à Rennes, les enfants devront attendre septembre 2021 pour faire la rentrée des classes dans leur nouvelle école. La faute à une pollution des sols sur le site initialement retenu qui a contraint la municipalité à suspendre les travaux à l’automne 2014, puis à revoir intégralement sa copie.

« Nous avons mené des travaux de dépollution mais il reste encore une pollution résiduelle dans les nappes phréatiques. Nous avons donc décidé d’appliquer le principe de précaution en abandonnant le projet à l’été 2016. Nous n’avons souhaité prendre aucun risque psychosocial », affirme Marc Hervé, élu en charge des finances.

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Promesse de campagne de la maire Nathalie Appéré, la création du nouveau groupe scolaire n’est pas pour autant remise en cause. Il sera construit à proximité, sur le site de l’actuelle base vie du chantier de la ligne B du métro. « Le projet sera identique au projet initial avec une école de sept classes maternelles et neuf classes élémentaires et une crèche d’une soixantaine de places », précise Marc Hervé.

Le bâtiment sera réhabilité pour accueillir des bureaux

Lundi soir en séance du conseil municipal, les élus rennais ont validé le coût global du projet qui s’élève à 19 millions d’euros ainsi que la cession de l’ancien site pollué à la société d’économie mixte Territoires pour un montant de 2,3 millions d’euros, soit la somme des travaux déjà engagés par la ville.

Propriétaire du terrain, Territoires va désormais devoir trouver un nouvel acheteur pour son bâtiment déjà en partie construit. Il aura selon toute vraisemblance une fonction tertiaire et accueillera des bureaux à place des salles de classe. Pour clore ce dossier épineux, la ville devra enfin indemniser le groupe Legendre qui assurait le génie civil à hauteur de 321.000 euros, un montant correspondant au coût de la suspension des travaux.