Législatives: En marche ! aura du mal à bousculer l’ordre établi en Ille-et-Vilaine

LEGISLATIVES Les candidats sont déjà bien implantés localement…

Camille Allain
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Illustration d'un bureau de vote à Rennes, ici lors du second tour des élections départementales.
Illustration d'un bureau de vote à Rennes, ici lors du second tour des élections départementales. — C. Allain / APEI / 20 Minutes
  • Les quatre circonscriptions rennaises sont aux mains du PS
  • Seul un candidat de la majorité gouvernementale est en position de favori

Emmanuel Macron avait promis des nouveaux visages aux élections législatives. Ils sont là. Le mouvement La République en marche ! alignera sept candidats sur les huit circonscriptions d’Ille-et-Vilaine, où Emmanuel Macron est arrivé largement en tête aux premier et second tours de l’élection présidentielle.

Mais il n’est pas dit que l’ancien ministre de l’Economie fasse recette dans ce département très dynamique. A Rennes, comme à Saint-Malo, Vitré et Fougères, les députés candidats à leur succession sont bien implantés, et les « nouveaux » déjà bien connus. Tour d’horizon parmi les 115 candidats (un record).

Le PS toujours roi à Rennes ?

Les quatre circonscriptions rennaises sont aujourd’hui aux mains du PS. Vont-elles le rester ? Possible. La troisième semble acquise au député sortant François André, qui n’a pas été investi par La République en marche ! mais « défendra la majorité présidentielle ». Candidate à sa succession, la socialiste Marie-Anne Chapdelaine devra, elle, faire face à 16 candidats. Elle pourrait être opposée à Grégoire Le Blond, maire de Chantepie, qui est entré en campagne il y a de longs mois déjà. Mustapha Laabid défendra En marche ! A noter la présence de Charlotte Marchandise. La candidate de la primaire citoyenne aux présidentielles n’avait pas réuni ses 500 parrainages.

>> A lire aussi : Parachuté, Gaspard Gantzer ne sera pas candidat à Rennes

Nathalie Appéré lâchant son siège dans la deuxième circonscription, le match s’annonce serré entre son amie Gaëlle Andro (PS) et le leader de la droite rennaise Bertrand Plouvier. Après la tentative de parachutage avortée de Gaspard Gantzer, c’est finalement Laurence Maillart-Méhaignerie qui défendra la majorité présidentielle. Mais son entrée en campagne est tardive.

Dans la 8e circonscription, où se présentent 20 candidats, les pronostics vont au socialiste Emmanuel Couet. L’ancien maire de Saint-Jacques-de-la-Lande devrait profiter de sa renommée de président de Rennes Métropole pour succéder au socialiste Marcel Rogemont, qui ne se représente pas. Mais il devra composer avec l’écologiste Matthieu Theurier, qui avait réalisé un bon score en 2012 (11,5 %) et le leader départemental d’En marche ! Florian Bachelier. Dans une circonscription bien ancrée à gauche, la droite mise sur la conseillère municipale Amélie Dhalluin.

Isabelle Le Callennec peut-elle perdre ?

Dans le canton de Vitré, Isabelle Le Callennec est candidate à sa propre succession. L’héritière de Pierre Méhaignerie sera-t-elle victime des affaires de François Fillon, dont elle est très proche ? Elle affrontera notamment Christine Cloarec, élue à Vitré investie par le parti d’Emmanuel Macron, mais critiquée par certains membres du mouvement. Le Parti socialiste mise quant à lui sur Stéphane Lenfant, conseiller municipal à Noyal-sur-Vilaine.

Le FN va-t-il s’ancrer à Fougères ?

Dans la circonscription rurale de Fougères, on pourrait s’orienter vers un match entre le député sortant Thierry Benoît, très actif sur les questions agricoles notamment, et le responsable département du Front national Gilles Pennelle, que l’on a énormément vu aux côtés de Marine Le Pen lors de la campagne des présidentielles. Ici, le PS n’a pas de candidat et la République en marche !  a cafouillé ses investitures en changeant à la dernière minute.

Saint-Malo à droite, Redon à gauche ?

A Saint-Malo, le sortant Gilles Lurton (LR) est bien implanté, même s’il devra faire face à Solenn Hallou, qui a l’appui du PS, d’EELV et du PCF.

A Redon, où le député sortant Jean-René Marsac ne se représente pas, le socialiste élu au conseil régional Franck Pichot semble bien placé. Il affrontera notamment Jean-Marc Carreau (LR), adjoint au maire de Bains-sur-Oust.