Construit en 1880, le lavoir de Chézy va être reconstruit à l’identique.
Construit en 1880, le lavoir de Chézy va être reconstruit à l’identique. — J. Gicquel / APEI / 20 Minutes

PATRIMOINE

Rennes: Le lavoir de Chézy va être reconstruit mais sans guinguette

Le lieu aura une vocation patrimoniale et accueillera des expositions...

Lieu emblématique du patrimoine rennais, le lavoir de Chézy va bientôt renaître de ses cendres. A l’arrêt depuis 1963, le bâtiment, situé sur les bords de l’Ille, avait souffert du poids des années et menaçait de s’effondrer. La décision a donc été prise de le démolir fin avril pour le reconstruire à l’identique.

Visuel du nouveau lavoir qui devrait sortir de terre début 2018.
Visuel du nouveau lavoir qui devrait sortir de terre début 2018. - Ville de Rennes

« Le projet de départ était une remise en état du lavoir. Mais l’état de détérioration était tel que l’on a été obligé de démolir », souligne Ana Sohier, conseillère municipale en charge du patrimoine. Une fois remis sur pied d’ici quelques mois, le lavoir aura une vocation patrimoniale et pourra accueillir des expositions consacrées à l’histoire des lieux. « Ce lieu dit beaucoup de choses sur l’histoire de la ville, et notamment sur le travail des femmes le long de l’Ille et de la Vilaine », poursuit Ana Sohier.

Le projet de guinguette devrait voir le jour ailleurs

Un temps envisagé lors du premier budget participatif de la ville, le projet de transformer le lavoir en lieu de guinguette a quant à lui été abandonné. « Les nouvelles normes du plan de prévention du risque inondation rendaient le projet trop complexe avec l’impossibilité de faire une extension », souligne Didier Le Bougeant, élu à la ville de Rennes chargé des quartiers.

Certains riverains n’auraient également pas vu d’un bon œil l’installation d’un lieu festif sur les bords de l’Ille. « Mais le projet de guinguette n’est pas pour autant abandonné. Nous allons discuter avec le collectif Le Bal Pirate qui porte le projet pour acheter un parquet de bal et rechercher des lieux d’implantation », précise Didier Le Bougeant.