L'état-civil refuse qu'un bébé porte le prénom breton Fañch (avant d'accepter)

NAISSANCE L'administration tiquait sur l'accent issu de l'alphabet espagnol...

avec AFP
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Illustration de la main d'un nouveau-né.
Illustration de la main d'un nouveau-né. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

« Mets la ouache Fanch », chantait Matmatah. A Rosporden, dans le Finistère, Jean-Christophe et Lydia, ne l’avaient pas trop, la ouache. Quelques jours après la naissance de son fils, le couple est en pétard après l’administration, qui a d’abord refusé de valider le prénom Fañch. Avant de finalement l’accepter, sans doute pressée par le retentissement médiatique de l’histoire.

Le bureau de Quimper a d’abord tiqué sur l’utilisation du tilde (signe au-dessus du « n »), qui ne serait pas reconnu par l’administration française. « Une personne de l’état civil de Quimper nous a appelé vendredi pour nous dire qu’elle ne pouvait pas enregistrer le prénom Fañch et que nous devions en trouver un autre », expliquait Jean-Christophe Bernard, le père du bébé né jeudi à Quimper (Finistère).

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Pointée du doigt, la ville de Quimper a fini par accepter et a justifié son choix dans un communiqué. « Il n’y a, à nos yeux, aucune raison, qu’elle soit juridique ou humaine, pour que Fañch soit privé du tilde qui orne son prénom. Ce n’est ni accessoire, ni anodin. Nous assumons notre position et comptons sur la compréhension des autorités administratives qui ont maintes fois démontré leur aptitude à se remettre en cause et amender voire supprimer des textes qui n’ont plus lieu d’être », a fait savoir la ville.

Une circulaire du 23 juillet 2014 relative à l’état civil et publiée au journal officiel liste en effet les signes diacritiques autorisés par l’administration française et le « n » comportant un tilde, présent dans l’alphabet espagnol, n’y figure pas.

Fañch est un prénom d’origine bretonne porté notamment par deux écrivains : Fañch Peru et Fañch Broudig.