Jean-Jacques Defaix, surnommé le «Madoff breton», condamné à cinq ans de prison

JUSTICE Il a été reconnu coupable d’escroquerie auprès de 1.500 épargnants…

J.G. avec AFP

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La cité judiciaire où Jean-Jacques Defaix a été jugé en mars à Rennes.
La cité judiciaire où Jean-Jacques Defaix a été jugé en mars à Rennes. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Direction la case prison pour Jean-Jacques Defaix. Surnommé le « Madoff breton », ce technicien en aéronautique à la retraite a été condamné ce lundi par la juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Rennes à cinq ans de prison ferme pour avoir escroqué 1.500 épargnants pour plus de 34 millions d’euros. Reconnu coupable « d’escroquerie en bande organisée, blanchiment et participation à une association de malfaiteurs », il devra par ailleurs rembourser solidairement avec ses huit coprévenus plusieurs millions d’euros aux 800 parties civiles.

C’est par le biais d’une quarantaine de structures coopératives que Jean-Jacques Defaix avait détourné entre 2007 et 2010 les fonds d’entreprises et de petits épargnants, principalement basés dans le Finistère. Promettant des rendements de 6 % ou plus, ces structures coopératives étaient officiellement destinées à financer des PME locales ayant du mal à lever des fonds via les circuits classiques.

Il a réfuté toute escroquerie au cours de son procès

Or l’instruction avait mis en lumière des flux financiers pour près de six millions d’euros depuis les comptes des coopératives et en direction de la Chine, où Jean-Jacques Defaix avait un projet de complexe touristique. Au cours du procès qui s’est tenu du 9 au 31 mars à Rennes, Jean-Jacques Defaix avait réfuté « la moindre escroquerie » et avait assuré lui-même sa défense.

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Huit autres prévenus ont aussi été condamnés (pour escroquerie ou complicité d’escroquerie en bande organisée et/ou participation à une association de malfaiteurs et/ou blanchiment) à des peines de deux ans de prison assorties de sursis allant de six à 15 mois. Pour la majorité, une interdiction de cinq ans d’exercer le métier qu’ils pratiquaient au moment des faits a également été prononcée.