VIDEO. Ligue 1: «Le FC Lorient oublie ses anciennes gloires», se marre Rémi Gaillard

INTERVIEW Quinze ans après « sa » victoire en Coupe de France, l’humoriste héraultais n’a toujours pas de nouvelles du club morbihannais…

Propos recueillis par Jeremy Goujon

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Bah alors le respect, Rémi ?
Bah alors le respect, Rémi ? — P. Guyot / AFP
  • Rémi Gaillard est encore in love du FC Lorient.
  • C’est pour cette raison que le trublion montpelliérain souhaite la victoire des Merlus contre Bastia, dimanche soir.

Bastia-Lorient, ou une « finale » pour le maintien en Ligue 1, dimanche soir à Fos-sur-Mer (21 h). Et qui dit « finale Bastia-Lorient (ou l’inverse) », dit Rémi Gaillard. Quinze ans après sa « première et plus belle » imposture au Stade de France, l’humoriste n’a pas oublié les Merlus…

Vous affirmiez en 2002 ne pas avoir le budget pour acheter l’équipement de Lorient et Bastia, finalistes de la Coupe de France. Si c’était encore le cas aujourd’hui, vous choisiriez la tenue tango ?

Je ne sais pas pourquoi, mais à l’époque, j’avais vraiment eu un coup de cœur pour Lorient. Si on se fiait juste au classement des deux équipes, j’aurais pu miser sur Bastia. Je crois que Lorient descendait en Ligue 2, donc j’avais quand même misé sur la prétendue plus faible des deux [le FCL termina effectivement dernier du championnat, tandis que le Sporting finit 11e]. Ce coup de cœur, je ne peux pas l’expliquer, donc oui, si je n’avais encore pas les moyens aujourd’hui, je miserais sur les Merlus. J’ai une histoire avec eux. Dans le football, c’est mon seul titre (sourire).

Le club « prétendument plus faible », actuellement, c’est Bastia, lanterne rouge au classement (Lorient est 17e)…

(Il coupe) Honnêtement, je pense que c’est mort pour Bastia. C’est mon sentiment personnel : avec le classement plus toutes les histoires, ça va être compliqué. Et puis Lorient… C’est vrai que j’aime bien ce club, je ne dis pas ça pour vous faire plaisir ! Tout ça est sans doute lié au coup de cœur d’il y a quelques années. Je l’aime bien, sauf quand il bat Montpellier. Souvent, les Lorientais ne nous réussissent pas quand on les joue chez vous (sic) [le MHSC n’a jamais gagné au Moustoir en L1].

Le soufflé n’est donc pas retombé, même 15 ans après ?

Ah mais pas du tout ! C’est l’un des « exploits » de ma carrière (sourire). Je kiffe, et je m’en souviens comme si c’était hier. J’ai toujours un regard particulier sur Lorient. Autant je veux tout le temps qu’on ait une Ligue 1 qui soit forte, c’est-à-dire que j’aime quand il n’y a que des grandes villes, autant je mets Lorient – qui n’est pas cataloguée comme une grande ville – dans celles que j’aime. Je n’y suis jamais allé, je ne sais pas à quoi ça ressemble. Je sais que c’est en Bretagne, mais alors après… Je ne pourrai même pas vous dire quelle en est la place principale. Je sais juste qu’ils s’appellent « Les Merlus », qu’en 2002 j’ai gagné la Coupe avec eux et que je les kiffe. Ah si, je sais aussi que vous avez un terrain synthétique, et que vous êtes bien casse-couilles avec ça !

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Les Lorientais sont passés à une pelouse hybride, cette saison…

Ah bon d’accord, OK… Enfin bref, tout ça pour dire que je suis parfois Lorient. Je regarde évidemment Montpellier, mais Lorient, c’est toujours particulier. J’espère qu’ils vont gagner dimanche [la formation de Bernard Casoni peut assurer son maintien en cas de succès, à condition également qu’il n’y ait pas de vainqueur entre Dijon et Nancy]. Je n’ai pas envie qu’ils descendent, ça me ferait chier.

Vous n’avez pas d’amis bastiais pour dire ça ?

Non, je n’ai pas de tendresse particulière pour Bastia, je ne les déteste pas non plus. Que le meilleur gagne, mais je préfère que ce soit Lorient. J’ai le cœur héraultais, d’ailleurs j’avais tenté de faire le doublé quand Montpellier était en finale de la Coupe de la Ligue il y a quelques années [en 2011, contre l’OM], mais ça m’a porté moins chance qu’avec Lorient [défaite 1-0 des Pailladins]. Donc finalement, les seuls avec lesquels j’ai remporté un titre, ce sont les Merlus.

Où évoluait à l’époque un certain Jean-Claude Darcheville, que vous appréciiez. Y a-t-il un Lorientais actuel qui vous plaît en particulier ?

Aucun (rires). Allez, Sylvain Marveaux si vous voulez, parce que c’est le frère de Joris [joueur de Montpellier]… Mais franchement, non, c’est l’équipe en général qui me plaît. Je trouve que depuis notre épopée – je dis « nous », hein – il n’y a pas eu la relève, encore (rires). J’espère un jour être invité à Lorient, quand même…

Le FCL ne vous a jamais sollicité depuis 15 ans ?

Non, jamais. Et pourtant, putain, j’ai participé à la victoire, l’une des plus belles dans l’histoire du club, mais rien… Ils oublient les anciennes gloires (rires). Il n’y a pas trop de retours, c’est comme ça, c’est le football.

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Perturber un match à huis clos, comme ce sera le cas dimanche, ça vous tenterait ?

Ah, tiens (rires)… Je vais voir si je fais quelque chose ce week-end, si non, c’est à une heure de chez moi. J’irais à Fos pour essayer de fausser le match (sic).

Que pensez-vous des supporters stéphanois ayant fait irruption à Geoffroy-Guichard durant Saint-Étienne-Rennes, pourtant à huis clos ?

Ils devraient s’inspirer de ce que je faisais à l’époque. Autrement dit, ne pas influer sur le match, mais faire ça avant ou après. Moi, je l’avais fait après. Aujourd’hui, on a perdu le respect (rires).

>> Mise à jour (12 h 21): Le FC Lorient a finalement invité Rémi Gaillard à assister au dernier match de la saison au Moustoir, le 20 mai contre Bordeaux.