Le sextoy connecté breton exclu de la Foire de Paris par l’organisation du Concours Lépine

POLEMIQUE La startup brestoise E.Sensory devait tenir salon toute cette semaine…

Jérôme Gicquel

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Christel Le Coq et son Little Bird lors du CES de Las Vegas en janvier 2016.
Christel Le Coq et son Little Bird lors du CES de Las Vegas en janvier 2016. — E.Sensory

Ce devait être une formidable vitrine pour Christel Le Coq et son sextoy connecté Little Bird. Invitée par une société de production travaillant pour M6 pour trois jours de tournage à la Foire de Paris, la startup brestoise avait gagné le droit de garder un stand pendant toute la durée du salon Porte de Versailles à Paris.

C’était sans compter sur l’organisation du Concours Lépine qui a demandé à l’entrepreneuse bretonne de plier bagage ce week-end à l’issue des trois jours de tournage.

« Ils m’ont expliqué qu’ils refusaient d’avoir un objet lié à la sexualité dans leur espace », témoigne Christel Le Coq. « C’est clairement un manque de respect de la part de l’organisation qui valorise pourtant l’innovation et l’entreprenariat à travers son concours », assure-t-elle.

Un objet primé au CES de Las Vegas en 2016

Ressemblant à une pipe à tabac, le sextoy connecté fonctionne grâce à « une application de lecture numérique sensorielle qui permet de lire des ebooks de manière classique ou augmentée », précise sa créatrice. Relié à cette application, Little Bird se met en mode vibreur à chaque passage érotique du texte. Et plus les mots seront sulfureux ou coquins, plus le sextoy est réactif.

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« On l’a présenté au CES de Las Vegas et on a reçu un prix de l’innovation. On parle bien sûr d’un objet lié à la sexualité mais qui est soft et n’a rien de choquant. C’est un peu fatigant au XXIe siècle de se battre pour expliquer que le plaisir n’est pas le diable », souligne Christel Le Coq. Son produit avait également été récompensé du prix de l'Innovation lors de la Foire d'Automne.