Lorient: Le catamaran Race for Water part en mission contre la pollution des océans

PLANETE Le navire part ce dimanche après-midi de Lorient pour un tour du monde de cinq ans…

J.G. avec AFP

— 

Le catamaran Race for Water avait navigué sur la Seine en novembre 2015 à l'occasion de la Cop 21 à Paris.
Le catamaran Race for Water avait navigué sur la Seine en novembre 2015 à l'occasion de la Cop 21 à Paris. — Race for Water

Propulsé à partir d’énergies renouvelables, le catamaran Race for Water quittera le port de Lorient ce dimanche après-midi pour une mission autour du globe de cinq ans afin de lutter contre la pollution des océans par les plastiques. « Les gens ne se rendent pas compte de l’urgence de la situation », souligne Marco Simeoni, président de la fondation Race for Water à l’origine du projet. « Aujourd’hui on estime à environ un kilo de plastique pour cinq kilos de poissons dans nos océans, c’est l’équivalent d’un camion poubelle qui y est déversé chaque minute » poursuit l’entrepreneur.

Selon un rapport de 2016 réalisé par la fondation de la navigatrice Ellen MacArthur et le cabinet McKinsey, si rien ne change, les océans contiendront d’ailleurs plus de plastique que de poissons en poids d’ici 2050. L’expédition Race for Water, d’une durée de cinq ans, consistera à sensibiliser la population locale au problème, à mener des études scientifiques, notamment l’impact des microplastiques sur les écosystèmes marins, ainsi qu’à promouvoir de nouvelles solutions technologiques capables de lutter contre cette pollution.

Un cerf-volant pour tracter le catamaran

Le catamaran Race for Water, long de 35 mètres, s’était fait connaître en 2012 sous le nom de PlanetSolar après avoir achevé un premier tour du monde à l’énergie solaire grâce à une surface de 540 m2 de panneaux solaires. Le navire a depuis connu d’importantes modifications afin de le rendre encore plus autonome en énergie. Il a notamment été doté d’une unité de production d’hydrogène fonctionnant avec de l’eau dessalée à bord, ainsi que d’un cerf-volant de traction d’une surface de 40 m2, représentant un équivalent de 500 m2 de voile sur la mer.

>> A lire aussi : Premier bateau 100% écolo, Energy Observer prépare son tour du monde

Commandé par le navigateur Gérard d’Aboville, il profitera d’événements de portée internationale pour faire escale dans des zones d’intérêt pour la recherche scientifique et pour atteindre une large audience. Race for Water fera notamment escale de mai à juin aux Bermudes à l’occasion de l’America’s Cup, puis sera à Tokyo pour les Jeux Olympiques de 2020 et à Dubaï, entre octobre 2020 et avril 2021, pour l’Exposition Universelle.