Rennes: Ils imaginent un pantalon révolutionnaire pour les femmes enceintes

INNOVATION Neuf étudiants de l’école de chimie ont été primés pour un projet de vêtement à mémoire de forme…

Jérôme Gicquel
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Illustration d'une femme enceinte de sept mois.
Illustration d'une femme enceinte de sept mois. — C. Delahaye / Sipa

Pour les femmes enceintes, la garde-robe peut vite devenir un gros sujet casse-tête. Entre la volonté de se sentir bien et celle de ne pas se ruiner, il n’est pas toujours simple pour les futures mamans de faire leur choix. La solution pourrait venir de l’Ecole nationale supérieure de chimie de Rennes où un groupe de neuf élèves ingénieurs vient d’être primé au concours Innov’Chem pour un projet de pantalon qui pourrait bien révolutionner le quotidien des femmes enceintes.



Baptisé « Pretty Belly », leur jean à mémoire de forme a la particularité de s’adapter à l’évolution du corps de la femme au cours des neuf mois de grossesse et de revenir à sa forme initiale juste en utilisant un fer à repasser.

Un procédé avec un alliage de nickel et de titane

« Au lieu d’acheter deux ou trois pantalons qui resteront bien souvent dans l’armoire après l’accouchement, la femme enceinte n’aurait plus qu’à en acheter un seul qu’elle pourrait porter avant, pendant et après la grossesse », indique Magaly Arnold, étudiante en première année à l’école de chimie et chef du projet lauréat.

Pour concevoir ce vêtement à mémoire de forme, les neuf étudiants ont imaginé un tissu mêlant de l’élasthanne et un alliage de nickel et de titane. « Le jean peut ainsi s’étirer au niveau des jambes et des fesses et garder cette forme pendant la grossesse. Le vêtement retrouve ensuite sa forme initiale grâce à un simple repassage », poursuit la jeune étudiante.

Le concept déposé auprès de l’INPI

Ce procédé pourrait également être utilisé pour d’autres types de vêtements comme le maillot de bain par exemple. Développé en seulement deux jours et demi dans le cadre du concours, le projet n’en est encore qu’à ses prémices mais pourrait bien intéresser des fabricants.

Pour éviter que ses élèves ne se fassent piquer l’idée, l’école de chimie de Rennes a déposé le concept auprès de l’Institut national de la propriété intellectuelle. « Si l’idée intéresse des industriels, on pourra alors aider les étudiants à développer leur projet », assure Nicolas Noiret, professeur à l’école de chimie à l’initiative du concours.