«Ça va bien casser les jambes», les coureurs du Rennes Urban Trail vont en baver au Roazhon Park

RUNNING Les inscrits au parcours de 24 km devront gravir 300 marches à l'intérieur du stade...

Jeremy Goujon

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Ça risque de grimper dimanche matin au Roazhon Park.
Ça risque de grimper dimanche matin au Roazhon Park. — www.rennesurbantrail.bzh

Dimanche, le Roazhon Park sera le terrain de jeu des footballeurs du Stade Rennais et de l’Olympique Lyonnais (15 h), dans le cadre de la 31e journée de Ligue 1. Jusqu’ici, rien de plus normal. Ce qui l’est moins est le passage programmé d’un bon millier de coureurs dans les travées de l’enceinte rouge et noire, quelques heures plus tôt (9 h 30).

« Il y en a qui vont avoir mal »

Pour la première édition du « Rennes Urban Trail », du nom du phénomène touchant actuellement toute la Bretagne, les organisateurs ont en effet imaginé une montée-descente de 300 marches à l’intérieur du stade. Du moins pour les plus téméraires, c’est-à-dire les inscrits au parcours de 24 km - deux autres distances étant proposées (7 et 14 km), pour un total de 3.368 participants.

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« Courir un semi-marathon, c’est une chose. En faire un avec 1.500 marches à gravir [en tout], c’en est une autre, déclare auprès de 20 Minutes Daniel Jeulin, fondateur de l’événement. Il y en a qui vont avoir mal en arrivant. »

Le plus dur d’entrée de jeu

Voire même dès le départ, puisque l’ascension du Roazhon Park, la plus importante de la matinée (celle du Jardin du Thabor ne comporte « que » 290 steps) est située peu après le coup du starter. Comme si les cyclistes du Tour du France entamaient une étape de 200 bornes en attaquant d’entrée le Mont Ventoux, finalement.

« Ça va bien casser les jambes, prédit l’un des habituels maîtres des lieux, Christian Gourcuff. La personne lambda qui utilise les escaliers au lieu de prendre l’ascenseur s’en aperçoit déjà sur quatre-cinq étages. Alors là, avec 300 marches… »

L’entraîneur du SRFC sait de quoi il parle, lui qui aimait faire pratiquer l’activité en question à son équipe du temps du FC Lorient. « On s’entraînait au Moustoir, et ça m’arrivait d’effectuer des séances de montée de marches, se rappelle ainsi Gourcuff. C’est un exercice très intéressant, à la fois sur le plan cardio et au niveau musculaire. » Certains s’en rendront vraiment compte, ce week-end…