Bistrots, shopping, musées, patrimoine… Comment Rennes a séduit le guide Michelin

TOURISME Une version week-end du fameux guide vert sort lundi…

Camille Allain

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Le parc du Thabor fait partie des lieux incontournables de Rennes, notamment quand le temps est au soleil. Lancer le diaporama
Le parc du Thabor fait partie des lieux incontournables de Rennes, notamment quand le temps est au soleil. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Londres, New York, Saint-Pétersbourg, Edimbourg… Et Rennes. Ce lundi, la capitale bretonne rejoindra sans complexe le club des villes du monde ayant leur propre guide Michelin. Impensable il y a quelques années, la sortie du célèbre guide de voyage vient confirmer la nouvelle dimension de Rennes. Autrefois réputée pour son côté rock, la ville s’impose de plus en plus comme une destination touristique. « Cela faisait quatre ans que nous avions ce projet en tête. Nous avions vu les choses bouger », assure Philippe Orain, rédacteur en chef des guides touristiques Michelin.

Les rédacteurs ont flashé sur le centre historique

Jusqu’ici, les atouts de la ville n’étaient présentés que dans les deux guides du fabricant de pneus consacrés à la Bretagne (Bretagne nord et Bretagne Sud). Face à l’attractivité grandissante de Rennes et au succès des « city break » très prisés des touristes, le guide Michelin s’est donc attardé dans les rues de la ville, comme Le Routard ou Le Petit Futé l'avaient fait avant lui. « Le centre historique est l’un des plus remarquables de tout le grand ouest », assure le rédacteur en chef, qui a notamment attribué une étoile aux rues du Chapitre, de la Psalette et Saint-Guillaume et distingue, évidemment, le Parlement.

Le musée des Beaux Arts de Rennes a retenu l'attention du guide Michelin. Ici les oeuvres de Thomas Huber, en mars 2017.
Le musée des Beaux Arts de Rennes a retenu l'attention du guide Michelin. Ici les oeuvres de Thomas Huber, en mars 2017. - C. Allain / APEI / 20 Minutes

Très sensibles à l’offre culturelle, les rédacteurs de Michelin ont également apprécié la montée en puissance du musée des Beaux-Arts et son ouverture à l’art contemporain, tout comme l’architecture des Champs Libres. « Il y a une cohérence entre les musées, des événements communs. Sur un week-end, c’est idéal ».

Une sélection de 140 adresses

Pour se tailler une place parmi les 14 guides « week-end » parus en France, la ville s’est également appuyée sur son offre culinaire. Le célèbre marché des Lices, évidemment, mais aussi les nombreux cafés et restaurants, de la classique crêperie Saint-Georges au snack libanais Al Saj, en passant par le girly Café Albertine et même les derniers arrivants comme les Grands Gamins. La sélection des 140 adresses est complète et offre un bon panorama de l’offre rennaise.

La collectivité n’a pas payé

Plus surprenant, Rennes a aussi marqué des points pour son offre de shopping. « Les petites boutiques planquées dans les ruelles du centre historique, c’est ça que les gens cherchent, pas des grandes chaînes que l’on trouve partout », précise Philippe Orain.

Edité à 10.000 exemplaires et uniquement disponible en français, le guide sera mis à jour tous les deux ans. Et contrairement au Guide du Routard, réalisé avec la participation financière de Rennes Métropole, le guide Michelin n’aura rien coûté à la collectivité.