Nolan Lapie cherche à recueillir les 500 parrainages d'élus pour être candidat à la présidentielle.
Nolan Lapie cherche à recueillir les 500 parrainages d'élus pour être candidat à la présidentielle. — Capture d'écran YouTube.

POLITIQUE

VIDEO. Présidentielle: Nolan, le jeune homme qui avait giflé Manuel Valls, annonce sa candidature

Il milite pour la sortie de l'euro et demande la suppression du mariage pour tous...

Nolan Lapie refait parler de lui. Près de deux mois après avoir giflé Manuel Valls lors d’un déplacement de l’ancien Premier ministre à Lamballe, le jeune homme de 18 ans vient d’annoncer sur sa page Facebook qu’il était candidat à l’élection présidentielle. « Ma volonté, par cet acte, est de dénoncer les dérives actuelles mais surtout de proposer un programme devant nous permettre à tous de construire un avenir meilleur », indique le jeune Breton, « fier ses racines », dans une vidéo publiée sur YouTube.

« Je propose d’instaurer une nouvelle République devant permettre un meilleur fonctionnement démocratique et une participation active des citoyens », poursuit le jeune homme, affirmant n’être « issu d’aucun parti, d’aucun réseau ni aucune communauté organisée ». Dans sa démarche, Nolan Lapie a reçu le soutien de l’humoriste controversé Dieudonné avec qui il s’affiche dans une vidéo publiée au début du mois.

Parmi ses propositions, Nolan Lapie évoque entre autres « la suppression du salaire à vie des élus », « la promotion d’une liberté totale d’Internet », « la sortie de l’euro pour retrouver notre souveraineté monétaire », « la suppression du mariage pour tous » ainsi que le rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne ou l’arrêt du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. En quête des 500 parrainages d’élus, le candidat reconnaît toutefois dans les colonnes de Ouest-France que « cela va être compliqué ».

« Il n’y avait aucune violence dans mon geste »

Dans sa vidéo, Nolan Lapie revient également sur l’épisode de la gifle qui était selon lui « une réponse à la violence » de la politique menée par Manuel Valls. « Quand je lui ai mis la gifle, ce n’était pas prémédité. Je voulais au départ lui dire quelques mots mais j’ai ressenti sur le moment qu’une simple expression verbale serait vaine. Mais il n’y avait aucune violence dans mon geste », assure le jeune homme.

Condamné le 18 janvier à Saint-Brieuc à trois mois de prison avec sursis et 105 heures de travail général pour « violences volontaires sans incapacité de travail avec préméditation », Nolan Lapie a fait appel de sa condamnation fin janvier. L’affaire doit être jugée dans les prochains mois devant la cour d’appel de Rennes.