Rennes: Des lycéennes remportent Science Factor pour leur projet de serre sur les toits

INNOVATION Elles ont conçu un projet de jardin urbain dans le cadre d'un concours...

Camille Anger

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Paris, le 7 mars 2017. Louise Nassor, Éve Barron, Prune Garralde et Marie Bescond, quatre lycéennes lauréates du concours Science Factor.
Paris, le 7 mars 2017. Louise Nassor, Éve Barron, Prune Garralde et Marie Bescond, quatre lycéennes lauréates du concours Science Factor. — C.An

«Nous aimerions manger des aliments sains, sans emballage, ni frais de transport». Parties de cette envie, quatre adolescentes ont conçu un projet d’agriculture urbaine afin de participer au concours Science Factor. Mardi, au ministère de l’Enseignement à Paris, Louise, Ève, Prune et Marie ont reçu le premier prix, dans la catégorie «lycée».

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L’ingéniosité des ados

Pour les quatre lycéennes inscrites à Victor et Hélène Basch, avoir un potager, «c’est le moyen d'avoir de la nourriture locale et la moins polluée possible». Mais, en ville, l’espace pour planter ses légumes manque souvent. Alors, elles se sont mises à rêver d’une serre installée sur les toits.

Dans le groupe des «Serrotonines», chacune a sa spécialité. Marie s’intéresse à l’architecture, Louise est plutôt tournée vers les énergies renouvelables et Pauline, calée en jardinage. Prune se concentre, elle, sur la construction de la serre. «Il nous a fallu penser au poids d’un jardin sur le toit d’un immeuble. Nous avons opté pour une serre en dôme géodésique car par rapport à une serre classique, nous produisons un volume équivalent avec 30 % de surface en moins», explique cette dernière.

«Notre projet reste non lucratif. Dans l’idée, chaque habitant de l’immeuble dispose d’un ou deux carrés pour faire pousser son petit potager», complète Louise. Fille d’une mère entrepreneuse et d’un père chercheur, elle sait devoir «contacter des structures pour mettre sur pied ce projet».

« Discuter avec des professionnels »

Avec ses amies lycéennes, elles pensent à créer, d’abord, «une maquette de serre en plastique». Leur participation au concours Science Connect va leur permettre d’être accompagnée, notamment dans la gestion de projet. «Quoiqu’il arrive, nous allons profiter de ce concours pour discuter avec des professionnels», s’enthousiasment les quatre adolescentes. Orange Fab France, l’accélérateur des start-up Groupe Orange, suivra le projet des Serrotonines.