Coupe de France: «J'ai un petit faible pour Lorient», concède Jean-Claude Darcheville avant le 8e de finale à Bordeaux

FOOTBALL L’ancien buteur des Merlus et des Girondins a « les deux clubs dans (son) cœur », mais choisit finalement son camp…

Jeremy Goujon

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Jean-Claude Darcheville (à g.) soulevant la Coupe de France en 2002, en compagnie de Richard Martini et Seydou Keita.
Jean-Claude Darcheville (à g.) soulevant la Coupe de France en 2002, en compagnie de Richard Martini et Seydou Keita. — D. Meyer / AFP Pool / AFP

Un FC Lorient qui a changé d’entraîneur en cours de route, qui est lanterne rouge de Ligue 1, mais qui est toujours en course en Coupe de France, ça ne vous rappelle rien ?

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À fond ! À fond ! À fond !

En 2001-2002, les Merlus avaient déjà abordé les 8es de finale de la compétition en tant que derniers de Division 1 - épreuve qui ne comptait alors que 18 clubs. Reléguée en fin d’exercice, la formation d’Yvon Pouliquen, successeur cette année-là d’Ángel Marcos, avait cependant atteint la finale des deux coupes nationales, remportant la plus prestigieuse contre Bastia (1-0).

Si celle de Bernard Casoni est encore loin, actuellement, d’une telle consécration, elle n’entend pas pour autant galvauder son déplacement à Bordeaux, ce mardi (21 h). « Même si on se focalise quand même sur le championnat, qui reste le plus important, la Coupe de France, on va la jouer à 100 %, assurait ainsi le défenseur Mathieu Peybernes après la défaite à Rennes (1-0). Ce sera un exutoire au vu de notre situation, mais on n’a pas d’autre choix que de la jouer à fond [victime d’une contracture au quadriceps, Peybernes est forfait pour le match au Matmut Atlantique]. »

Plus ardu pour les Merlus

De sa Guyane natale, Jean-Claude Darcheville parle, lui, de « bouffée d’oxygène ». Joint par 20 Minutes, l’ex-goleador lorientais (53 réalisations entre 1999 et 2002) avoue regarder avec beaucoup d’attention les performances du FCL (à qui il a offert le trophée en 2002)… mais aussi des Girondins, où il a évolué durant cinq saisons (2002-2007). « Je suis tous leurs matchs, annonce d’emblée "La Darche". Bordeaux revient bien, ils n’arrêtent pas d’enchaîner les bons résultats. Ça va être difficile pour Lorient face à une équipe en pleine confiance comme ça. » Tout comme il sera compliqué de faire mieux qu’il y a 15 ans, c’est-à-dire parvenir à rester en L1.

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À ce sujet, l’homme qu’on surnommait affectueusement (ou pas) « Gronaldo » (« J’aime bien chambrer, donc ça ne me dérangeait pas ») estime d’ailleurs que les chances morbihannaises sont plus minces qu’à son époque. « Jusqu’à la dernière journée, on pouvait se maintenir [il n’y avait que deux descentes], tandis que là, c’est mal embarqué, constate Darcheville (41 ans), devenu gérant d’une boîte de nuit à Cayenne. L’équipe est 20e et les premiers non-relégables commencent à s’échapper, donc il va vraiment falloir engranger des points le plus rapidement possible. Mais ça va être chaud… »

La Bretagne, ça le gagne

L’ami de l’ancien coach Sylvain Ripoll espère, en tout cas, voir le FC Lorient se sauver, tout en lui souhaitant une épopée victorieuse en Coupe de France. Ce qui suppose un succès en Gironde ce soir, du coup ? « Que le meilleur gagne, avance d’abord Jean-Claude Darcheville, parce que j’ai les deux clubs dans mon cœur. Je profite d’ailleurs de l’occasion pour passer un petit coucou (sic) aux supporters des deux camps… Mais comme Lorient est plus en difficulté en championnat, on va dire que j’ai un petit faible pour eux. »

Que les fans bordelais n’en tiennent pas rigueur : c’est juste qu’entre la Bretagne et le Guyanais, cela a toujours collé. L’intéressé en apporte une nouvelle fois la preuve en guise de conclusion. « Avec mon épouse, qui est Bretonne, on compte revenir en métropole en fin d’année. J’espère me remettre dans le foot pour y apporter mon expérience, pourquoi pas dans une cellule de recrutement, par exemple [Darcheville passe aussi son diplôme d’entraîneur]. J’ai eu mes plus belles années à Lorient et au Stade Rennais. Si jamais je peux revenir dans le coin, ça me fera plaisir. »