Saint-Malo: Cinq ans après, l’affaire Céline Giboire reste toujours un mystère

FAITS DIVERS L’adolescente de 16 ans avait été retrouvée morte au pied des falaises le 28 février 2012…

Jérôme Gicquel
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Suite à la mort de Céline Giboire, des appels à témoins avaient été placardés à l'entrée du parc de Corbières à Saint-Malo.
Suite à la mort de Céline Giboire, des appels à témoins avaient été placardés à l'entrée du parc de Corbières à Saint-Malo. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Que s’est-il passé dans la nuit du 27 au 28 février 2012 dans le parc des Corbières à Saint-Malo ? Cinq ans après les faits, la question hante toujours les parents et la sœur jumelle de Céline Giboire. Cette jeune femme de 16 ans, originaire de Piré-sur-Seiche au sud-est de Rennes, avait été retrouvée morte le 28 février au matin au pied des falaises par des promeneurs. « Ils n’arriveront pas à tourner la page tant qu’ils n’auront pas eu d’explications, si jamais on en a un jour », indique Me Lozachmeur, avocate de la famille.

Au point mort, l’enquête avait été relancée début 2016 et confiée à la brigade de recherches de la gendarmerie de Rennes. Un nouvel appel à témoins avait également été relancé en mars dernier pour tenter de faire la lumière sur ce drame.

Après plusieurs mois d’enquête, le dossier est désormais sur le bureau d’un juge d’instruction. « L’ensemble des investigations ont été menées et le dossier est désormais à l’instruction. Nous ne négligeons aucune piste, ni hypothèse dans cette affaire », précise le parquet de Rennes.

Des éléments troublants découverts au cours de l’enquête

Saisie du dossier, la police judiciaire avait d’abord conclu à un suicide de la jeune femme. Une thèse réfutée par la famille et contredite par plusieurs éléments troublants découverts au cours de l’enquête. « Son corps a été retrouvé à une trentaine de mètres du point de chute. Il est presque impossible qu’elle ait pu se déplacer seule », précise Thierry Lezeau, expert en criminalistique, qui s’est penché sur le dossier à la demande de la famille.

Des traces caractéristiques d’agression sexuelle avaient également été retrouvées sur le corps de la jeune femme. Ses papiers d’identité avaient quant à eux été découverts éparpillés dans une poubelle et des rochers à plusieurs centaines de mètres de là. « Même si on suit cette piste criminelle, il y a des choses qui ne collent pas, on n’arrive pas à tout comprendre », s’interroge Me Lozachmeur, désormais « dans l’attente d’un rebondissement ». « Il suffit parfois d’un élément minime dans une autre procédure pour trouver une explication à une affaire criminelle », espère l’avocate.