Deux bombardiers russes interceptés au large des côtes bretonnes

DEFENSE Des avions français ont accompagné les chasseurs russes...

20 Minutes avec AFP
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Deux Mirage 2000 ont décollé de Lorient pour accompagner les bombardiers russes au large des côtes françaises. Ici en 2011.
Deux Mirage 2000 ont décollé de Lorient pour accompagner les bombardiers russes au large des côtes françaises. Ici en 2011. — Jacques Brinon/AP/SIPA

Ces incidents sont appelés « provocations », par les responsables occidentaux. Jeudi, deux avions de chasse français ont intercepté deux bombardiers stratégiques russes Tu-160 Blackjack qui volaient au large des côtes bretonnes, a annoncé l’armée de l’Air.

Deux Mirage 2000 décollent de Lorient

Les appareils russes « se sont approchés d’une centaine de kilomètres des côtes françaises, sans jamais pénétrer notre espace aérien », a-t-elle indiqué dans un communiqué. Vers 12h30, deux Mirage 2000 ont alors décollé de la base de Lorient (Morbihan) pour les intercepter et les escorter, ensuite aidés par un Rafale venu de Saint-Dizier (Haute-Marne). L’armée de l’Air les a escortés jusqu’en Espagne.


Six avions russes avaient d’abord été repérés vers 7h près de la Norvège. Quatre d’entre eux étaient repartis vers la Russie, tandis que les deux Tu-160 Blackjack poursuivaient leur vol en direction du Royaume-Uni. Ils ont été accompagnés par des Eurofighter Typhoon britanniques puis, contournant l’Irlande par l’ouest, se sont dirigés vers la Bretagne.

Les incidents de ce type, qualifiés de « provocations » russes par les Occidentaux en plein regain de tension avec Moscou, sont réguliers. Les appareils russes ne violent pas nécessairement l’espace aérien des pays de l’Otan mais ils ne transmettent pas de plan de vol, n’engagent pas de contact radio et ont leur transpondeur éteint. Ce dispositif électronique permet aux radars d’identifier les avions et d’empêcher des collisions.