Electricité: La Bretagne et les Pays de la Loire vont tester les réseaux intelligents

ENERGIE Des capteurs vont être installés sur les installations...

C.A.
Illustration d'un réseau électrique en hiver, ici dans la région de Rennes.
Illustration d'un réseau électrique en hiver, ici dans la région de Rennes. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

D’où vient l’électricité qui vous permet d’allumer la lumière ou de charger votre téléphone ? Si le nucléaire a longtemps été la principale source de production, les moyens sont aujourd’hui beaucoup plus variés. Eolien, hydroélectrique, solaire, biomasse… Les modes de production sont beaucoup plus diversifiés. Pour faire face à cette nouvelle tendance, RTE (Réseau transport électricité) souhaite miser sur des réseaux électriques dits « intelligents ».

Des capteurs installés partout

Deux postes électriques de nouvelle génération vont être équipés à Bezon (Morbihan) et à La Merlatière (Vendée). « Nous allons installer des capteurs numériques qui nous permettront de collecter des informations en temps réel, explique François Brottes, patron de RTE. Il y a toujours du vent quelque part. Encore faut-il savoir où ».

Gestionnaire du réseau, RTE va investir 30 millions d’euros et espère ainsi gérer au mieux son approvisionnement, notamment en épiant les données météo. « Nous devons pouvoir anticiper un fort coup de vent ou une grosse production solaire. Le numérique doit nous permettre d’être réactifs, de savoir pourquoi nous avons une panne », poursuit Carole Pitou-Agudo, déléguée régionale de RTE dans l’Ouest.


Si les deux régions ont été choisies, c’est qu’elles présentent la particularité d’être dépendantes énergétiquement. La Bretagne ne produit que 15 % de l’électricité qu’elle consomme, les Pays de Loire 28 %. Les deux régions ont déjà signé un projet pilote commun appelé Smile (smart ideas to link energies). « Le développement d’une région passe par la sécurisation de notre réseau électrique. On se doit de se lancer dans une transition énergétique afin de sortir du gaspillage. Ces outils numériques doivent nous aider », témoigne Dominique Ramard, conseiller régional en charge du dossier.