Rennes : La ville et l’armée font copain copain pour l’achat de terrains

URBANISME Plusieurs sites militaires pourraient être transformés…

Camille Allain

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Le terrain militaire de Guines, à Rennes, a été vendu à la ville pour permettre la construction de logements.
Le terrain militaire de Guines, à Rennes, a été vendu à la ville pour permettre la construction de logements. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

« Nous ne pouvions continuer à admettre que des terrains ou des bâtiments de l’Etat demeurent inutilisés alors que des familles étaient en attente d’un toit ». La phrase est signée du ministre de l’Intérieur. En visite à Rennes vendredi, Bernard Cazeneuve a officialisé la cession de la caserne de Guines à la ville. Situé derrière la Cité judiciaire, ce terrain vierge de 2,5 hectares accueillera à terme 460 logements.

La ville, qui a lâché deux millions d’euros pour se l’offrir, a profité d’une décote de 26 % par rapport au prix du marché. Un geste qui illustre à lui seul la volonté de la municipalité et du ministère de la Défense de continuer les affaires. « Nous travaillons sur un protocole qui nous permette d’avancer ensemble. L’armée voit ses effectifs grossir à Rennes, elle a des besoins. Et nous, nous sommes à la recherche d’opportunités urbaines », explique Sébastien Sémeril, adjoint à l’urbanisme.

La caserne Foch sera rasée

Après le terrain de Guines, le prochain site sur la liste sera certainement l’imposante caserne Foch. Installée le long du boulevard de la Tour d’Auvergne, elle abrite aujourd’hui 700 personnes, militaires ou civils du ministère de la Défense. La ville n’a jamais caché son intention de racheter le site pour y construire des logements. « C’est en discussion. On est dans une histoire de gros sous », lâche un gradé, sourire aux lèvres.

La caserne Foch, à Rennes, va être rachetée par la ville pour être transformée en logements.
La caserne Foch, à Rennes, va être rachetée par la ville pour être transformée en logements. - C. Allain / APEI / 20 Minutes

L’armée a déjà fait savoir que le site de plus de quatre hectares serait vidé d’ici 2020, vraisemblablement pour être vendu à la ville de Rennes. Reste à savoir ce qui sera conservé. « Il y aura un important inventaire du patrimoine à mener. La façade donnant sur le boulevard par exemple, c’est un pan de notre histoire. Il faudra la valoriser », avance Sébastien Sémeril.

Déjà des exemples de reconversion

Très présente à Rennes et dans les communes limitrophes, l’armée a déjà vendu plusieurs terrains à la ville. De très nombreux terrains dans le nouveau quartier de la Courrouze, mais aussi la caserne Mac Mahon, située près d’Anatole France, entièrement aménagée en zone résidentielle.