Vétuste et dangereuse, la ligne Rennes-Châteaubriant veut se remettre sur de bons rails

TRANSPORT Des études vont être engagées avant le démarrage des travaux prévu à l’horizon 2020…

Jérôme Gicquel
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Les retards sont nombreux sur la ligne TER entre Rennes et Châteaubriant.
Les retards sont nombreux sur la ligne TER entre Rennes et Châteaubriant. — J. Gicquel / APEI / 20 Minutes

Saturée, vétuste et dangereuse. La ligne TER entre Rennes et Châteaubriant en Loire-Atlantique concentre à elle seule la plupart des maux du trafic ferroviaire. Une situation inacceptable pour les 437.000 voyageurs qui empruntent cette ligne chaque année. Pour exprimer leur colère, plusieurs dizaines d’entre eux avaient d’ailleurs fait le trajet entre les deux villes à pied en octobre dernier, réclamant le maintien de cette ligne et des investissements rapides pour la rénover.



Le message semble avoir été entendu par les collectivités qui se sont réunies ce jeudi à Rennes pour acter le financement d’études sur cette ligne. « Les plaintes des usagers sont légitimes car le service ne répond pas à leur besoin », souligne Gérard Lahellec, vice-président de la région Bretagne en charge des transports.

Le démarrage des travaux prévu à l’horizon 2020

Pour des raisons de sécurité, les trains circulant sur cette ligne doivent en effet ralentir sur près de la moitié du tracé, occasionnant des retards et des suppressions de trains. L’état de dégradation est tel sur cette ligne qu’une fermeture pure et simple a même été envisagée. Ce scénario n’est désormais plus à l’ordre du jour, les collectivités ayant décidé « de se mettre autour de la table pour sauver cette ligne », précise Alain Hunault, président de la commission transports à la région Pays de la Loire.

Cela passera d’abord par des études avec une enveloppe de 1,7 million d’euros qui y sera consacrée. « Cela permettra d’étudier et d’affiner le programme et le coût des travaux », indique Christophe Mirmand, préfet d’Ille-et-Vilaine. Si le dossier avance, les usagers de la ligne vont devoir encore patienter car le démarrage des travaux, qui pourraient se chiffrer à 40 millions d’euros, n’est prévu qu’à l’horizon 2020.