Rennes : La métropole commande 1.000 nouveaux vélos électriques, mais la liste d’attente s'allonge

TRANSPORTS Le service de location longue durée connaît un gros succès…

C.A.

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Les vélos électriques proposés à la location par Rennes Métropole sont très demandés.
Les vélos électriques proposés à la location par Rennes Métropole sont très demandés. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Alors que Rennes sort tout juste d’un long épisode de pollution aux microparticules, la métropole a peut-être trouvé l’alternative à la voiture. En plus de son service de location VéloStar, l’agglomération a investi dans des vélos électriques, proposés à la location longue durée. Alors qu’elle en a acheté 1.000 l’an dernier, Rennes Métropole vient de passer une deuxième commande. 1.000 nouveaux vélos seront livrés aux particuliers en 2017. Une facture à 800.000 euros que l’Etat pourrait en partie prendre en charge. « C’est un vrai succès. On a tous les jours des nouvelles demandes. Il y a des gens de tous les âges, surtout des Rennais », témoigne Manon, qui gère l’accueil de la boutique VéloStar.

1.700 personnes sur liste d’attente !

Dans les rues de Rennes, ces vélos blancs fabriqués en Vendée par Arcade Cycles ont remplacé les traditionnels cycles bleus mis en service en 2009. « Nous avons 1.700 personnes sur liste d’attente », concède la jeune femme. Un succès tel qu’il pourrait sonner le glas du service de location classique. « Rien n’est acté. Le libre-service a longtemps été nécessaire mais il n’est pas suffisant pour développer la pratique du vélo », confiait récemment Jean-Jacques Bernard, vice-président de Rennes Métropole en charge des transports.

>> Le VéloStar va-t-il disparaître ?

Si les usagers sont si nombreux à le demander, c’est que l’offre est particulièrement attractive. La location à l’année est proposée à 150 euros (120 pour les abonnés Star) et le rachat du vélo peut se faire à moindre coût au bout d’un ou deux ans. « C’est absolument génial. Avant j’allais travailler en voiture parce qu’il y a une énorme côte et que je ne peux pas la monter avec mon vélo classique. Depuis que j’ai l’électrique, je le prends tous les jours », témoigne Marie-Laure, croisée dans les rues de Rennes.

Des retours nombreux ?

La seule ombre au tableau semble être le suivi de cette location. Chez Leconte Cycles, la boutique chargée du service après-vente, les retours sont nombreux, à en croire le gérant Philippe Berthier. « Ces vélos ne sont pas adaptés à des pratiques intensives. Il y a des gens qui font 50 bornes par jour avec. Sur le papier, c’est très bien, mais on voit les vélos revenir », déplore le revendeur.

Lui aussi propose des vélos à assistance électrique à la vente, mais pas au même prix. « Les élus me disent que l’offre de location va dynamiser le marché. On verra », lâche-t-il, sceptique. En attendant, l’électrique a permis de mettre au vélo des personnes qui ne l’enfourchaient jamais. C’est un bon point.