VIDEO. Stade Rennais: Pourquoi la Ligue 1 regrette déjà le départ de Paul-Georges Ntep

FOOTBALL L'ailier gauche évolue désormais à Wolfsburg, actuel 13e de Bundesliga...

Jeremy Goujon
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Paul-Georges Ntep s'est déjà entraîné avec ses nouveaux partenaires.
Paul-Georges Ntep s'est déjà entraîné avec ses nouveaux partenaires. — Offizieller Twitter-Account des VfL Wolfsburg

Voilà, c’est fini. Après trois ans passés au Stade Rennais, Paul-Georges Ntep appartient depuis lundi au VfL Wolfsburg (Bundesliga). Alors que la grande majorité des supporters rouge et noir pleure le départ de l’ailier international français (deux sélections), la Ligue 1 peut aussi regretter son exil…

  • Parce que c’est un joueur frisson

Les mauvaises langues vous le diront : avec 18 buts et 15 passes décisives en 74 matchs de championnat, Ntep ne casse pas trois pattes à un canard - encore que, on se rend compte finalement qu’il se mue en clutch player presque une fois sur deux. Mais à force de ne juger un élément que sur ses stats, on en oublie l’essentiel : l’émotion.

« PG » en aura donné beaucoup aux (vrais) suiveurs de la L1, comme sur ce but, devenu légendaire, inscrit à Reims en mai 2014. La consécration arrivera un an plus tard, lorsque So Foot placera le Rennais devant Lionel Messi au classement des joueurs provoquant le plus d’émoi. Et tant pis pour les grincheux.

  • Parce qu’il réhaussait le niveau intellectuel du championnat

Si on loue souvent Yoann Gourcuff pour son éloquence, son désormais ex-coéquiper n’a rien à lui envier en matière d’oraison. Le néo-Loup (au pluriel, surnom donné à l’effectif de Wolfsburg) le prouve d’ailleurs à chaque interview, ou quand il s’agit d’adresser un message d’adieu à l’Ille-et-Vilaine.

Autre qualité non négligeable à l’heure des discours formatés : l’ancien Auxerrois n’est pas du genre à manier la langue de bois. Pas encore l’égal d’un Alexander Frei, qui régalait autant par ses buts que par ses punchlines, Paul-Georges Ntep ne risque cependant pas de tomber dans la banalité. Et tant pis s’il doit ensuite se faire remonter les bretelles par son entraîneur.

  • Parce que c’est un bon ambianceur

Quel est le point commun entre Pedro Mendes, Kamil Grosicki, Yoann Gourcuff, Sylvain Armand et Marie Portolano (journaliste de Canal+) ? Celui de s’être fait avoir par ce sacré farceur qu’est Ntep, au jeu du vrai-faux selfie. Visible sur YouTube, la compilation de ces caméras pas vraiment cachées trahit le côté entertainer de l’intéressé.

Le Roazhon Park (ou la Beaujoire) en aura bien profité, puisque bien avant que le clapping devienne une hype grâce à l’Euro 2016, l’ailier avait démocratisé la pratique en question en France. « Je n’ai pas le souvenir d’une discussion au préalable avec le joueur, il l’a fait instinctivement, rappelait le capo des Ultras rouge et noir à 20 Minutes. C’est le meilleur dans ce domaine. » Et tant pis pour les Islandais.

  • Parce qu’il va exploser définitivement en Allemagne

On s’y est habitués depuis un paquet d’années : la Ligue 1 ne sait plus retenir ses têtes de gondole. Rennes ne dira pas le contraire, lui qui avait déjà donné le mauvais exemple, récemment, en cédant très rapidement Ousmane Dembélé au Borussia Dortmund. Au-dessus du lot dans nos contrées, « Dembouz » a encore gagné en envergure en rejoignant la Bundesliga. Imitant ainsi d’autres attaquants passés par la L1.

« On voit la dimension qu’ont prise les joueurs qui sont allés là-bas. Je pense à Ousmane Dembélé, Pierre-Emerick Aubameyang, Kingsley Coman, Franck Ribéry… Des joueurs offensifs, comme moi. Tout est réuni pour franchir un nouveau cap », a déclaré Paul-Georges Ntep sur le site du Stade Rennais. Et tant pis pour le championnat de France.