Rennes : Décaler les heures d’école pour limiter les embouteillages ?

TRANSPORTS Plusieurs pistes sont avancées pour éviter les engorgements le matin…

Camille Allain

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Illustration d'un élève dans une école primaire, ici en 2016 à Rennes.
Illustration d'un élève dans une école primaire, ici en 2016 à Rennes. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

A quelques semaines de finaliser son plan de déplacement urbain, Rennes Métropole continue d’explorer les pistes pour réduire la congestion de ses routes aux heures de pointe. Après avoir réfléchi à ouvrir les bandes d’arrêt d’urgence aux bus et covoitureurs, les agents de l’agglomération étudient la possibilité de décaler les horaires des écoles maternelles et primaires afin de fluidifier le trafic. « Nous savons que de nombreux trajets domicile-travail sont régis par l’heure d’arrivée à l’école. Peut-être qu’en décalant les horaires des établissements, nous pourrions mieux répartir le trafic », avance Jean-Jacques Bernard, vice-président en charge des transports à Rennes Métropole.

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Le projet, qui n’en est encore qu’au stade de réflexion, s’inspire en fait du travail mené à l’université Rennes 2. Confrontée à un hyperpic de fréquentation du métro le matin, la fac de Villejean a accepté en 2013 de décaler de quinze minutes les heures d’entrée en amphithéâtre. Une expérience très concluante qui a permis de désengorger la ligne A le matin. « Ça nous a évité d’acheter de nouvelles rames de métro qui ne sont nécessaires qu’à ce moment de la journée », assure l’élu. Les voyageurs, autrefois serrés comme des sardines, ont également gagné en confort.

Depuis ce succès, la métropole réfléchit à dupliquer le système ailleurs, et notamment dans les grandes entreprises. « On voit clairement que le mercredi, la circulation est plus fluide », poursuit Jean-Jacques Bernard. Le seul jour où les écoles ne commencent pas toutes à la même heure. Mais aussi le jour où de nombreux parents à temps partiel ne travaillent pas.

« On ne va pas tout recommencer »

Avec plus de 150 écoles dans la métropole, le travail d’organisation s’annonce titanesque. « Sur le fond, je ne suis pas contre, mais il ne faut pas trop décaler les écoles entre elles. Tout a déjà été redistribué avec la réforme des rythmes scolaires. On ne va pas tout recommencer », s’inquiète Amélie Dhalluin, conseillère municipale du groupe d’opposition Alternance 2020 en charge des questions d’éducation. « Il faut aussi prendre en compte le rythme des parents », poursuit l’élue. Qu’ils se rassurent, le projet n’en est encore qu’au stade d’idée.