La Bretagne souffre de la sécheresse, même en hiver

ENVIRONNEMENT Un plan de secours a été activé pour la région de Vitré…

C.A.

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Avec ses 14 millions de mètres cubes, la réserve de la Chèze est la principale réserve en eau potable de Rennes.
Avec ses 14 millions de mètres cubes, la réserve de la Chèze est la principale réserve en eau potable de Rennes. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Parler de sécheresse en Bretagne est toujours source de plaisanterie. Alors quand l’information arrive en plein mois de décembre, elle est encore moins prise au sérieux. Et pourtant.

Après un été particulièrement sec, la région n’a pas connu de fortes précipitations cet automne. Ces pluies appelées « efficaces », viennent normalement remplir les lacs et nappes souterraines. Elles font cruellement défaut.

Une réserve de secours

Dans la région de Vitré (Ille-et-Vilaine), la situation devient même préoccupante. « L’absence de pluie significative n’a pas encore permis le remplissage des barrages de Vilaine amont situés sur le pays de Vitré », expliquent les autorités. Pour y remédier, le préfet a émis un arrêté permettant de réduire temporairement le débit réservé de la Vilaine. Surtout, la réserve de secours du syndicat Eau du bassin rennais sera pour la première fois activée.

Guerlédan au plus bas

En clair, le pays de Rennes va fournir une partie de l’eau potable à son voisin vitréen, via une liaison de secours reliant Rennes à Châteaubourg. Construite en 2014 et longue de 24 km, elle est activée pour la première fois de son histoire, en raison de la sécheresse prolongée. Le barrage de la Chèze, principale ressource en eau de la métropole rennaise, reste cependant à un niveau supérieur à sa cote d’alerte avec 8,7 millions de m3 en stock. (sur 14,5 au plus).

Au lac de Guerlédan, la situation est également délicate. Jamais le niveau de la retenue d’eau, vidangée l’an dernier, n’avait été aussi bas depuis 2003.