Brest: La vente consacrée à Rimbaud fait un flop

ART Les croquis et dessins du célèbre poète n’ont pas trouvé preneur dimanche…

J.G. avec AFP
Les croquis mis en vente dimanche ont vraisemblablement été réalisés par Rimbaud quand il était âgé d'une quinzaine d'années.
Les croquis mis en vente dimanche ont vraisemblablement été réalisés par Rimbaud quand il était âgé d'une quinzaine d'années. — Fred Tanneau / AFP

Sur le papier, la vente s’annonçait « exceptionnelle » selon le commissaire-priseur Yves Cosquéric. Un ensemble rare de croquis et dessins attribués au célèbre poète Arthur Rimbaud et contenus dans un petit ouvrage religieux était vendu aux enchères dimanche à la maison de ventes Adjug’art à Brest. Malheureusement, les acheteurs ont fait faux bond au cours de cette vente puisque l’ensemble des œuvres, estimé entre 150.000 et 200.000 euros, n’a pas trouvé preneur.


« Ce sont des dessins, ce n’est pas non plus ce qui est le plus demandé chez Rimbaud, ce n’est pas une arme non plus… », a réagi Yves Cosquéric au terme de la vente. Le 30 novembre, le revolver à six coups avec lequel le poète Paul Verlaine tenta de tuer son amant Arthur Rimbaud un après-midi de juillet 1873 à Bruxelles avait trouvé preneur au prix phénoménal de 434.500 euros lors d’une vente aux enchères chez Christie’s à Paris.


Des croquis et dessins pas signés mais authentifiés

L’ensemble mis en vente dimanche à Brest comprenait une aquarelle et cinq dessins représentant une caricature, un profil masculin, un couple fumant la pipe, des édifices divers dont une église, ainsi qu’un serpent. Figuraient également sur l’ouvrage diverses inscriptions, comme des chiffres, des calculs, des bouts de texte et des traces et marques variées. « C’est tout à fait rare, mais malheureusement il faut trouver un acheteur », a souligné Me Cosquéric. « Le marché est très réduit sur ce genre de choses », a-t-il ajouté, se disant « un peu déçu » de ne pas avoir vendu l’ouvrage.

Les croquis et dessins mis en vente dimanche ont vraisemblablement été réalisés par Rimbaud, alors âgé d’une quinzaine d’années, au cours des séjours qu’il fit dans la maison maternelle de Roche dans les Ardennes dans les années 1860. Ils ne sont pas signés, mais ont été authentifiés par des graphologues et experts.