Bretagne: L'abattoir Tilly Sabco sauvé, deux tiers des salariés sacrifiés

ECONOMIE L'abattoir avait déjà été sauvé en 2014...

C.A. avec AFP

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Des quais de chargement de l'abattoir de volailles breton Tilly-Sabco le 21 octobre 2013
Des quais de chargement de l'abattoir de volailles breton Tilly-Sabco le 21 octobre 2013 — Damien Meyer AFP

Il avait échappé à la fermeture en 2014, au moment où plusieurs empires de l’agroalimentaire breton s’effondraient. D’ici quelques semaines, il ne comptera plus que 61 salariés. Placé en redressement judiciaire en juillet, l’abattoir de volailles Tilly-Sabco Bretagne sera repris par la société néerlandaise Wegdam Food Link. L’offre de reprise, qui assure le maitien à l’emploi de 61 des 195 salariés, a été retenue par le tribunal de commerce de Brest ce vendredi.

Cette reprise laisse cependant sur le carreau 134 salariés de l’abattoir de Guerlesquin (Finistère), qui vont faire l’objet d’une procédure de licenciement. L’abattoir avait déjà été sauvé de la faillite en décembre 2014 grâce à son rachat par trois investisseurs : la CCI de Morlaix, le britannique MS Foods et le fonds d’investissement Breizh Algae Invest, lancé par le groupe Olmix spécialisé dans les biotechnologies. Mais ces deux derniers se sont depuis désengagés. Ce rachat avait permis la sauvegarde de 200 emplois sur les plus de 320 que comptait l’entreprise, dont l’activité est à l’arrêt depuis plusieurs mois.

Trois offres de reprise au départ

Trois offres de reprise avaient été déposées dont celle de Wegdam, qui avait dans un premier temps envisagé de reprendre uniquement 45 salariés. La société Wegdam, tout particulièrement intéressée par l’activité saucisses de l’abattoir breton, est spécialisée dans la production et la distribution de produits congelés alimentaires à base de volaille, porc, bœuf et poissons. Elle emploierait 25 personnes, selon le jugement du tribunal de commerce.

Le volailler LDC proposait de reprendre neuf salariés pour l’activité saucisses à Plouay (Morbihan), et proposait un reclassement de 50 salariés sur d’autres sites, avec reprise de l’ancienneté. La troisième offre venait du groupe saoudien Al Dhahry en association avec l’industriel breton Le Clézio. Elle proposait de reprendre 80 salariés, dont 55 en chômage partiel pendant 12 mois.