Rennes: Les bus et covoitureurs autorisés à rouler sur la bande d’arrêt d’urgence?

TRANSPORTS La métropole rennaise veut lancer une expérimentation pour fluidifier le trafic…

Camille Allain

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La RN137 reliant Rennes à Nantes pourrait être retenue dans le cadre d'une expérimentation d'ouverture à la circulation de la bande d'arrêt d'urgence. Un axe qui serait réservé aux bus et covoitureurs.
La RN137 reliant Rennes à Nantes pourrait être retenue dans le cadre d'une expérimentation d'ouverture à la circulation de la bande d'arrêt d'urgence. Un axe qui serait réservé aux bus et covoitureurs. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Chaque matin, c’est la même musique. Assises au volant leur voiture, souvent seules, des milliers de personnes venant travailler ou étudier à Rennes s’agglutinent sur les principaux axes menant à la capitale bretonne. Préoccupée par ces embouteillages de plus en plus récurrents qui génèrent une importante pollution, la métropole réfléchit à ouvrir les bandes d’arrêt d’urgence à la circulation. Une voie qui serait uniquement dédiée aux bus, cars et covoitureurs.

Une portion de l’axe Rennes Nantes retenue

« L’idée première c’est de décongestionner le trafic sur les axes les plus chargés », détaille Jean-Jacques Bernard, vice-président de Rennes Métropole en charge des transports. Pour mener à bien cette expérimentation, vraisemblablement en 2018, la métropole pourrait retenir une portion de la RN137 (qui relie Rennes à Nantes). « L’Etat doit d’abord obtenir les accords pour ouvrir la voie à la circulation. Il faudra ensuite regarder quels aménagements nous devrons mener », poursuit l’élu. La route devra probablement être élargie à certains endroits. L’accès des secours, à qui la voie est normalement réservée, devra également être étudié.

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Les élus planchent aussi sur les moyens à mettre en place pour s’assurer que la nouvelle voie ne sera pas prise d’assaut par tous les automobilistes. Des tests similaires sont déjà menés, aux Etats-Unis ou au Québec notamment. « Il faudra mettre en place des contrôles, sans doute avec des caméras, et des sanctions pour s’assurer que seuls les gens pratiquant le covoiturage l’utilisent ». Avec un vrai rôle pédagogique. « Quand on est à l’arrêt et que l’on voit des bus ou d’autres voitures rouler normalement à côté de soi, ça fait réfléchir », estime l’élu.

Aux heures de pointe, on compte 102 à 105 personnes pour 100 voitures aux abords de Rennes. « On voit bien la marge de progrès ». La métropole pourrait également mettre en place une tarification attractive du stationnement pour les covoitureurs. Voire leur ouvrir les voies de bus menant à la ville.