Stade Rennais: Le Top 5 des joueurs recrutés pour ne pas jouer (coucou Afonso Figueiredo)

FOOTBALL Ils sont plusieurs dans ce cas, notamment cette saison...

Jeremy Goujon
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Le latéral portugais Afonso Figueiredo, ici lors d'un match amical entre le Stade Rennais et Brest, en juillet 2016.
Le latéral portugais Afonso Figueiredo, ici lors d'un match amical entre le Stade Rennais et Brest, en juillet 2016. — ROUGE Mémoire

« Je ferai une grosse rotation mercredi. » Avant même le déplacement du Stade Rennais à Lyon (1-0), Christian Gourcuff avait annoncé la couleur en vue du 8e de finale de Coupe de la Ligue à Monaco.

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Le turn-over rouge et noir va notamment profiter au gardien Paul Nardi, qui, selon une information de Ouest-France, sera titulaire en Principauté. L’international Espoir français (22 ans), prêté cette saison par… Monaco, disputera ainsi ses toutes premières minutes avec l’équipe A du SRFC. D’autres joueurs enrôlés dans un passé proche par le club breton n’ont pas eu cette chance…

1) Afonso Figueiredo, 23 ans, latéral portugais (arrivé en juillet 2016)
« Enfin un bon arrière gauche », se réjouissaient les supporters bretilliens, traumatisés par l’expérience Cheikh M’Bengue (2013-2016). Jouissant d’une excellente réputation en Liga NOS portugaise, au point d’être comparé à l’ex-Lorientais et actuel défenseur du Borussia Dortmund Raphaël Guerreiro, le transfuge du Boavista avait tout pour plaire (ou presque) à Gourcuff. « C’est le profil de latéral que j’aime, déclarait l’entraîneur cet été. Il a une bonne participation offensive, est dynamique et attentif tactiquement. Il a des progrès à faire défensivement, mais c’est un joueur intelligent. »

Depuis, Afonso Figueiredo n’a toujours pas joué la moindre minute avec les professionnels rennais, victime à son poste du « chouchou » du coach, Ludovic Baal, lequel a participé à tous les matchs des Rouge et Noir (18) dans leur intégralité. Humiliation suprême pour le Lusitanien, déjà donné partant durant le mercato hivernal (malgré un contrat courant jusqu’en juin 2020) : Namakoro Diallo (20 ans), capitaine de la formation CFA, est passé devant lui dans la hiérarchie des latéraux gauches - il est d'ailleurs acté que Diallo reprendra avec les pros après Noël. Dur.

2) Olivier Sorin, 33 ans, gardien français (arrivé en juin 2014)
Cent quatre-vingt-deux rencontres de Ligue 1, 93 de L2, une participation à la Ligue des champions (avec Auxerre, en 2010-2011) : dans le genre « portier expérimenté », le SRFC pouvait difficilement espérer mieux en recrutant le natif de Gien. Censé être la doublure de Benoît Costil, le joueur formé à Nancy ne bénéficiera pourtant pas de l’absence sur blessure du futur international, au début de l’exercice 2015-2016. Philippe Montanier lui préférant Abdoulaye Diallo, Sorin sera donc resté scotché sur le banc de touche, où sa présence à 75 reprises constitue un record depuis 1994 pour un élément inutilisé [loin devant son homologue Stéphane Le Garrec, 26 fois remplaçant et jamais mis à contribution non plus].

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Au moment d’officialiser sa retraite il y a trois mois, le quasi homonyme d’Olivier Sorlin avait d’ailleurs exprimé sa déception : « Merci au Stade Rennais, avec qui j’ai vécu deux années frustrantes sportivement, mais riches humainement ». Pas rancunier pour autant, l’ancien dernier rempart est aujourd’hui apprenti formateur à l’Académie Rouge et Noir. « Forcément en spécifique gardiens, car je ne sais faire que ça », dixit l’intéressé.

3) Benjamin Moukandjo, 18 ans, attaquant camerounais (arrivé en juin 2007)
Avant de se révéler à Nîmes en Ligue 2 (août 2009-janvier 2011), puis d’exploser au plus haut niveau avec Lorient, la saison dernière, l’actuel Merlu débarqua dans la capitale bretonne, en provenance de la Kadji Sports Academy (Douala). « Il avait déjà ces qualités de vitesse, de prise de balle, de vision du jeu et d’adresse devant le but, s’était souvenu pour 20 Minutes Loïc Lambert, ex-mentor de Moukandjo. Je l’ai eu quelques fois en DSE [7e échelon national], vu qu’il alternait avec la CFA. Il n’était pas fait pour jouer avec moi, mais pour progresser avec l’équipe réserve et éventuellement jouer en pros, chose qui ne s’est pas produite à Rennes. »

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Rude pour un élément décrit au Cameroun comme le futur Samuel Eto’o. « Benjamin Moukandjo, c’est Benjamin Moukandjo (sic). Il n’est l’héritier de personne, assurait Lambert. Comme tout joueur débarquant très jeune dans un pays étranger, il avait un milieu à découvrir, et aussi le métier, tout simplement. » Un job qui n’a dorénavant plus de secret pour l’attaquant, nanti de 40 sélections chez les Lions indomptables.

4) Anthony Ribelin, 20 ans, attaquant français (arrivé en juin 2016)
Avec Afonso Figueiredo, le Nîmois d’origine est l’autre recrue de l’intersaison totalement ignorée par Christian Gourcuff. Signe qui ne trompe pas : celui qui avait été élu meilleur joueur de la réserve de Montpellier, son club formateur, fut tout près d’être prêté à Tours (L2), fin août… quelques semaines seulement, donc, après la signature de son premier contrat professionnel. Encore jamais appelé dans le groupe de CG cette année, Ribelin s’avère finalement précieux pour... la réserve, avec laquelle il a inscrit cinq buts et délivré deux passes décisives en neuf journées.

« Maintenant, j’évolue à la pointe de l’attaque, raconte l’ancien Pailladin sur le site officiel du SRFC. Julien Stéphan [l’entraîneur en CFA] m’a dit qu’il aimerait bien me voir évoluer à ce poste. J’ai envie de me concentrer sur le rôle de n°9, car c’est là où je me sens le mieux. » Peut-être, dès lors, une solution d’avenir pour l’équipe fanion, dénuée de réalisme face à l’OL ? « Je ne parle pas forcément d’être titulaire. L’objectif, c’est d’entrer dans le groupe, obtenir des minutes de jeu et montrer au coach qu’il peut me faire confiance. »

5) Juré Primorac, 18 ans, défenseur franco-croate (arrivé en juin 2000)
Il aurait dû marcher sur les traces de son père, Boro Primorac, également défenseur et capitaine de la Yougoslavie dans les années 1970-1980, devenu fidèle adjoint d’Arsène Wenger à Arsenal. Formé à l’AS Cannes, gros pourvoyeur de talents dans les 90’s, Juré Primorac paraphe un bail de cinq ans Stade Rennais, où le technicien de l’époque, Paul Le Guen, pense réussir le même coup qu’avec Julien Escudé, également chipé au club azuréen, un an plus tôt. Sauf que contrairement au désormais restaurateur, le fils de ne réussira pas à s’imposer en Ille-et-Villaine, et encore moins à connaître les joies d’une sélection.

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Le bilan est catastrophique pour le Franco-Croate : aucun match en D1/L1, des prestations indignes de son supposé savoir-faire avec la B, et un prêt raté à Créteil (2002-2003). « En passant du soleil de Cannes à la pluie de Rennes, j’ai eu du mal à m’adapter, les deux premières années. J’étais presque en dépression, reconnaissait le fan de Juan Román Riquelme dans les colonnes du Parisien. Mais si je n’ai pas percé, c’est aussi de ma faute. Je n’avais qu’à être meilleur. »

Auraient pu être également cités : Mickaël Buzaré, Steven Pelé, Barry Copa, Amadou Coulibaly, Fabrice Catherine, Fabrice N’Guessi, Kamal Issah, Christopher Dilo, Edvinas Gertmonas.
Ils ont joué 90 minutes ou moins : Fritz Émeran, Bratislav Mijalković, Mickaël Bailly, Bernd Hobsch, Philippe Lévenard, Christophe Meslin, Christophe Revel, Felix Katongo, Ejike Uzoenyi, Gjoko Zajkov.