Bretagne: Le jour de ses 18 ans, elle avait tué son bébé à sa naissance

JUSTICE Une jeune femme comparaît depuis mercredi devant la cour d’assises des Côtes-d’Armor…

Jérôme Gicquel

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L'entrée de la salle de cour d'assises d'Ille-et-Vilaine, dans le Parlement de Bretagne, à Rennes.
L'entrée de la salle de cour d'assises d'Ille-et-Vilaine, dans le Parlement de Bretagne, à Rennes. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

C’est une affaire pour le moins sordide qui est jugée depuis mercredi devant la cour d’assises des Côtes-d’Armor à Saint-Brieuc. Une jeune femme de 21 ans comparaît pour le meurtre de son bébé à sa naissance. Les faits s’étaient déroulés à Guingamp en avril 2013, le jour des 18 ans de l’accusée. Partie fêter son anniversaire avec des amis en discothèque, la jeune femme s’était enfermée au petit matin dans les toilettes du studio de sa sœur, prétextant de violents maux de ventre.

En train d’accoucher, la jeune femme était ressortie des toilettes en rassurant ses proches, malgré les taches de sang découvertes dans la pièce. Ce n’est que deux jours plus tard que la sœur de l’accusée découvrira le corps d’un nourrisson dans la poubelle de la salle de bains.

Un déni total ou partiel de grossesse 

Rapidement interpellé, la jeune femme avouera ensuite avoir accouché seule dans la salle de bains. L’autopsie révélera ensuite que le nouveau-né est mort des suites d’une strangulation, une chaussette autour du cou, rapporte Le Télégramme. A la barre, la jeune femme a tenté d’expliquer aux jurés qu’elle ne savait pas qu’elle était enceinte.

A l’exception d’un ancien petit ami, personne de son entourage ne s’était d’ailleurs rendu compte de sa grossesse, précise Ouest-France. Les rapports d’experts évoquent dans ce dossier un déni total ou partiel chez la jeune femme. Le verdict est attendu vendredi. Elle encourt la réclusion criminelle à perpétuité.