La Bretagne, nouvel eldorado pour le sapin de Noël

FETES La région est devenue en quelques années une place forte de la production de sapins de Nordmann...

Jérôme Gicquel

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A quelques jours de Noël, c'est le grand rush au sein d l'entreprise Floval pour livrer à temps tous les sapins.
A quelques jours de Noël, c'est le grand rush au sein d l'entreprise Floval pour livrer à temps tous les sapins. — J. Gicquel / APEI / 20 Minutes

Plus connue pour sa production porcine ou laitière, la Bretagne est aussi devenue depuis quelques années une terre d’accueil pour le sapin de Noël. Plus précisément pour le sapin de Nordmann qui a supplanté au début des années 2000 l’épicéa dans les foyers français. « Ses aiguilles tiennent plus longtemps et sont plus souples que l’épicéa », indique Loïc Le Calvez, PDG de la société Floval située à la Bouëxière près de Rennes (Ille-et-Vilaine).

C’est en 1990 que le chef d’entreprise s’est lancé dans l’aventure du sapin de Noël. « J’avais hérité d’un domaine avec plusieurs hectares de terre. La terre n’étant pas très bonne pour de la culture conventionnelle, je me suis lancé dans le sapin », indique-t-il.

Le sapin Nordmann adore le climat breton

Il plante alors massivement des sapins de Nordmann sur ses terres bretonnes, bien loin des forêts scandinaves ou des montagnes françaises, et attend huit ans avant de pouvoir les abattre. « Le Nordmann a horreur du froid et ne supporte pas du tout les gelées du printemps. C’est pour ça que la Bretagne est devenue en quelques années l’une des régions majeures pour la production de sapins de Noël », souligne Loïc Le Calvez, qui vend chaque année 120.000 sapins de Noël, dont 70.000 en production propre. « J’achète le reste dans d’autres pays européens comme l’Irlande ou l’Ecosse », précise-t-il.

Une filière spécifique pour le sapin de Noël breton

Le chef d’entreprise breton n’est pas le seul à avoir flairé le filon. Dans le Centre Bretagne, des Danois et des Belges ont ainsi acheté en masse des terres agricoles ces dernières années pour faire pousser des sapins et les exporter. Face à cette concurrence, Loïc Le Calvez s’est rapproché en 2008 de la chambre d’agriculture de Bretagne pour créer une nouvelle filière, le Nordmann de Bretagne, et ainsi inciter les propriétaires de terrain à planter des sapins.

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La filière compte aujourd’hui neuf producteurs avec 246.000 sapins déjà plantés et un objectif à court terme de 200.000 sapins vendus par an. De quoi encore renforcer la position de la Bretagne comme place forte pour le sapin de Noël.