Brest: Le téléphérique avait ouvert ses portes à 50 mètres d'altitude

TRANSPORTS A Brest, Keolis reconnaît avoir besoin de plusieurs semaines pour régler les problèmes du tout nouveau téléphérique urbain...

O.A. avec AFP
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Le téléphérique de Brest, en travaux au mois d'août 2016
Le téléphérique de Brest, en travaux au mois d'août 2016 — Crédit FRED TANNEAU / AFP

Officiellement, le téléphérique de Brest a dû s’arrêter le 30 novembre en raison d’une série de « petits défauts techniques ». Mais on apprend ce samedi que ce n’est pas une « petite frayeur » qu’a connue un technicien de l’exploitant Keolis, mercredi : selon le journal Ouest-France, les portes d’une cabine se sont ouvertes à 50 mètres au-dessus de la Penfeld, alors que l’employé effectuait un « voyage de vérification ».

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Onze jours après son inauguration en présence de la ministre Ségolène Royal, le téléphérique urbain a donc été stoppé net, et ne redémarrera pas du tout le 5 décembre, comme annoncé initialement.

« Grosso modo, on bidouille »

« On ne connaît pas la date de remise en service », a indiqué Jean-Luc Bouhadana, directeur de Keolis Brest, la filiale de la SNCF qui exploite le réseau urbain « Bibus ». « On a bon espoir que ce soit avant les fêtes de fin d’année ».

Jean-Luc Bouhadana évoque un « problème récurrent et aléatoire », qui n’a jamais mis la vie des passagers en danger. Mais un délégué du syndicat CFDT, interrogé par Ouest-France, pointe un souci de formation aux « procédures » : « Grosso modo, on bidouille ».

« Nouvelle phase de tests », et formation

Le constructeur du téléphérique, le groupe Bartholet, a « changé le système », détaille Kéolis Brest, indiquant que cette modification impliquait une « nouvelle phase de tests » et une nouvelle validation du dispositif par l’État.

L’exploitant précise qu’il va profiter de l’arrêt pour « mieux former les techniciens ».

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Jusqu’à son arrêt mercredi, le téléphérique brestois a transporté environ 40.000 personnes au-dessus de la Penfeld, la rivière qui coupe la ville en deux. Ses deux nacelles peuvent embarquer chacune jusqu’à 60 passagers pour un trajet de 420 mètres vers et depuis le quartier des Capucins, en pleine transformation. Le dispositif a coûté 19 millions d’euros.