Bretagne : Les essais ont commencé sur le chantier de la LGV

TRANSPORTS L'ouvrage doit être livré à l'été 2017...

C.A. avec AFP
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Le chantier de la LGV Bretagne, ici près de Rennes.
Le chantier de la LGV Bretagne, ici près de Rennes. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Le chantier à plus de trois milliards d’euros entre dans sa phase de tests. Depuis une semaine, la SNCF et le groupe Eiffage, maître d’ouvrage du chantier de LGV Loire-Bretagne, ont entamé les essais sur la nouvelle ligne à grande vitesse qui reliera Rennes à Paris. A l’été 2017, les deux capitales seront à moins d’une heure trente en train, contre un peu plus de deux heures en temps normal.

Des tests sur six mois

Les essais doivent durer environ six mois, selon un porte-parole de la SNCF. Eiffage livrera l’ouvrage en mai 2017, mais la ligne n’entrera en service que le 2 juillet. « Ça se fait progressivement, on teste le rail, l’électricité », a indiqué ce porte-parole.

Pour l’heure, la rame de test n’est pas encore poussée dans ses retranchements. Les agents gardent en mémoire le dramatique accident à Eckwersheim (Bas-Rhin), à 20 km de Strasbourg. Le 14 novembre 2015, le TGV qui effectuait son dernier test sur le tronçon de la LGV Paris-Strasbourg avait déraillé, en raison d’une vitesse excessive. L’accident avait fait onze morts et 42 blessés.

Toute la Bretagne en profitera

Avec cette nouvelle ligne à grande vitesse, la SNCF espère augmenter d’au moins 1,5 million le nombre de voyageurs sur ces trajets, en plus des 20 millions actuels. Pour accueillir ces nouvelles liaisons, la gare de Rennes est actuellement en travaux.

Les autres villes de Bretagne vont également profiter de l’effet LGV. Le trajet de Brest à Paris, qui est de 4h11 aujourd’hui, passera à 3h25 avec les trains les plus rapides, tandis que pour Quimper, il passera de 4h16 à 3h31.