Rennes: Le chantier du métro en cause après l’effondrement du plancher d’un magasin

FAITS DIVERS L’accident serait lié au passage du tunnelier dans le secteur…

Jérôme Gicquel
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Le tunnelier Elaine avait percé la station Colombier à Rennes début janvier.
Le tunnelier Elaine avait percé la station Colombier à Rennes début janvier. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

 Noz samedi après-midi dans le centre-ville de Rennes, serait bien lié  . C’est l’hypothèse la plus probable après l’accident qui a fait trois blessés légers parmi les clients du magasin. Alors que le tunnelier Elaine était à l’œuvre dans le secteur samedi à 15h40, « un tassement de terrain très localisé, dans le secteur du centre-ville, a entraîné l’affaissement d’une partie du plancher du magasin Noz », a précisé la ville de Rennes dans la soirée. Le tunnelier a aussitôt été mis à l’arrêt « dans l’attente que soit établi un diagnostic précis et complet »

La Semtcar, la société d’économie mixte chargée du chantier de la seconde ligne de métro, indique quant à elle que la partie supérieure de l’éboulement sera comblée ce dimanche après-midi par un apport de béton. « Cette intervention permet d’éviter une propagation éventuelle du phénomène en surface, et sécurise l’environnement immédiat », précise la Semtcar.

Des habitants relogés par mesure de sécurité

A la suite de cet accident qui a mobilisé une soixantaine de pompiers, dont des équipes cynophiles et de déblaiement, la zone a été mise en sécurité. Plusieurs agents techniques se trouvaient sur place ce dimanche matin pour sécuriser le bâtiment.

Par mesure de sécurité, les immeubles situés aux numéros 8 et 10 de la rue de Saint-Malo ont également été évacués, les habitants concernés étant en cours de relogement par la ville de Rennes.

Des immeubles et des commerces déjà évacués à Sainte-Anne

Ce n’est pas la première fois que les travaux de construction de la seconde ligne de métro entraînent des perturbations. En mars 2015,  dans le quartier de Cleunay. Quelques jours plus tard, ce sont des fissures qui avaient été découvertes   qui domine la place Sainte-Anne.

Du 16 au 19 septembre dernier, une quarantaine de logements et neuf commerces avaient également dû être évacués par mesure préventive , secteur jugé le plus sensible en raison de la fragilité des sols. Plusieurs affaissements s’étaient également produits  .