Brest: ça y est, le premier téléphérique urbain de France entre en service

TRANSPORTS L'appareil, le premier du genre en France, a été inauguré ce samedi...

F.L. avec AFP

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Le téléphérique urbain à Brest
Le téléphérique urbain à Brest — F. Tanneau/ AFP

Malgré une coupure électrique ce samedi matin, le premier téléphérique urbain de France est entré en service ce midi à Brest

Royal veut plus de transports par câble

« Le transport par câble, c’est vraiment le transport du futur notamment dans les agglomérations qui sont surchargées par la circulation », a déclaré Ségolène Royal, ministre de l''Environnement, lors d’un discours devant plusieurs dizaines de personnes, au cours duquel elle a annoncé un nouvel appel à projet concernant des téléphériques urbains.

« Je vais relancer un nouvel appel à projet » pour des transports par câble, a-t-elle déclaré. « Il n’y a pas plus propre que le transport par téléphérique, il n’y a pas plus sécurisé, il n’y a pas plus silencieux et en plus il n’y a pas moins coûteux », a-t-elle assuré, visiblement enchantée de son trajet à bord de l’une des deux cabines, entièrement vitrées, de l’appareil.

Le premier téléphérique urbain de France

Le téléphérique urbain de Brest permet de traverser la Penfeld, le fleuve qui sépare la ville en deux. Les deux nacelles ont été intégrées samedi au réseau de transports en commun de l’agglomération brestoise. Ce sont les premières en France à fonctionner en milieu urbain.

D’une surface de 13 m2, les deux habitacles, ovales et entièrement vitrés, offrent une vue à 360 degrés sur la ville, sa rade, son port, son château du XVIIe siècle, sa base militaire et les Capucins, ancien site industriel militaire en cours de réhabilitation.

Le coût global est évalué à 19,1 millions d’euros

Les deux cabines peuvent transporter jusqu’à 60 personnes chacune et fonctionner avec des vents de près de 110 km/h. Une partie des vitres des cabines se teinte à l’approche d’habitations afin de préserver l’intimité de leurs résidents, et un hublot placé au sol offre une vue originale sur la Penfeld, 70 mètres plus bas. Auparavant, pour franchir la Penfeld, sur les rives de laquelle est installée la base militaire, les Brestois n’avaient le choix qu’entre deux ponts très utilisés aux heures de pointe.

Le coût global du téléphérique est évalué à 19,1 millions d’euros (en incluant études et travaux d’infrastructures), alors que la construction d’un troisième pont aurait coûté entre 30 et 60 millions d’euros, selon Brest métropole océane (BMO).