Nantes-Cesson: «Si Yérime Sylla ne baissera jamais son pantalon ? Ne jamais dire jamais...»

HANDBALL L'arrière gauche cessonnais Wilson Davyes recense les différences entre les deux clubs voisins, évoquant au passage le strip-tease de son ancien coach en Loire-Atlantique...

Jeremy Goujon

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L'arrière gauche cessonnais Wilson Davyes, ici contre le PSG, le 21 septembre 2016
L'arrière gauche cessonnais Wilson Davyes, ici contre le PSG, le 21 septembre 2016 — P. Riou / Handouest

En phase de reprise après une entorse à l’épaule, Wilson Davyes ne participera pas au derby entre Nantes et Cesson-Rennes Métropole, ce mercredi en Lidl Starligue (20 h 30).

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Cela n’a pas empêché l’arrière gauche du CRMHB de se prêter au jeu des sept différences entre les deux clubs, lui qui connaît bien le « H » (surnom de l’équipe nantaise) pour y avoir évolué en 2014-2015

Club. « Nantes a réussi à s’installer dans l’élite du hand français [3e du championnat la saison dernière, toujours dans le Top 5 depuis 2011 - hormis en 2015, "seulement" 6e]. Cesson rejoindra bientôt le groupe des cadors, quand la nouvelle salle sera prête [une enceinte de 4.000 places devrait être inaugurée en 2018]. Le club franchira alors un cap, sachant qu’aujourd’hui, il n’y a pas un gros écart entre les deux équipes en termes de niveau de jeu. Le travail effectué ici est bon, mais avec davantage de budget, les résultats peuvent encore s’améliorer. »

Équipement. « Les infrastructures nantaises sont supérieures aux nôtres [le H évolue à la Trocardière, qui dispose de 4.500 sièges, et parfois au Parc-Expo de la Beaujoire, et ses 10.750 strapontins]. Plus il y a de spectateurs, plus ça attire les sponsors, et donc l’argent. Chez nous [la Valette ou le Liberté, respectivement 1.500 et 4.500 places], on ne peut cependant se plaindre, car les matchs se jouent toujours à guichets fermés. »


Ambiance. « Le public de Cesson est incroyable, il supporte son équipe du début à la fin. Étant, par la force des choses, plus nombreux, les fans nantais se font plus entendre. Mais c’est peut-être plus chaud ici : quand les supporters sont mécontents, ils ne se cachent pas (sourire). Je ne sais pas si c’est parce que la salle est plus petite, mais on s’en rend plus compte qu’à Nantes. »

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Entraîneur. « Yérime [Sylla, le coach cessonnais] est plutôt de la nouvelle école, c’est-à-dire qu’il est très analytique, il étudie beaucoup le jeu. Thierry Anti [le technicien nantais], c’est plus la vieille école. Chacun a sa méthode, mais le plus important, ce sont les résultats. Pour également illustrer la différence entre les deux, il y a la fameuse histoire du baisser de pantalon d’Anti pendant un match [pour contester une décision arbitrale].

Même si Yérime n’est pas toujours d’accord avec les arbitres, je ne l’ai jamais vu avoir un tel comportement. S’il ne baissera jamais son pantalon pour protester ? Il ne faut jamais dire jamais, mais je ne pense pas (rires). »


Style de jeu. « Les deux équipes privilégient la défense, mais chacune a ses façons de procéder. Eux alternent entre la 0-6 et une défense plus agressive avec leur 1-2-3. Nous, on défend plutôt en 0-6, mais les intentions sont toujours d’être agressifs et de récupérer le ballon le plus vite possible. »


Speaker. « On a la chance d’en avoir un très bon [Julien Hardé], mais à Nantes, j’avoue que "Bébert" [Bertrand Cantegrel] n’est pas mal non plus ! Les deux font un super travail. Du coup, je les mettrai à égalité. »

Maillot. « Le nôtre est plus beau, évidemment (sourire). Il convient à la fois aux femmes et aux hommes. C’est l’effet du rose… »