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EGALITE#7novembre16h34... Pourquoi j'ai quitté le travail aujourd'hui

#7novembre16h34... Pourquoi j'ai quitté le travail aujourd'hui

EGALITEUne cinquantaine de personnes étaient réunies à Rennes...
Gabrielle a quitté le travail pour participer au rassemblement #7novembre16h34 à Rennes.
Gabrielle a quitté le travail pour participer au rassemblement #7novembre16h34 à Rennes. - C. Allain / APEI / 20 Minutes
Camille Allain

Camille Allain

Le coup a été bien préparé. Ce lundi à 16h34, des centaines de femmes et d’hommes se sont rassemblées un peu partout en France, à l’appel du collectif Les Glorieuses. Derrière le très populaire hashtag , se cache en fait une réalité glaçante. Les femmes étant en moyenne payées 15,1 % de moins que les hommes (sources Eurostat 2010), elles travaillent .

A Rennes, une cinquantaine de femmes et quelques hommes étaient réunis devant l’Hôtel de ville. « Décevant » pour Gabrielle. « La place devrait être noire de monde ! Moi, je suis partie de mon travail pour me battre pour toutes les jeunes filles. J’ai fait le tour des bureaux, mais personne ne m’a suivie », lâche cette cadre de 60 ans. « Je suis passée par six entreprises dont certaines bien connues. La seule où j’ai été traitée à égalité, c’était aux Etats-Unis », poursuit-elle, révoltée. N’empêche, ce soir, elle retournera au boulot, pour une réunion calée à 18h. « Même si je me suis battue contre ça des années ».

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Un peu plus loin, une dizaine d’élues du conseil municipal sont également descendues. Depuis 2014, la ville , première femme à ce poste dans la capitale bretonne. « mais c’est essentiel d’en parler. Même si ça ne dure que dix minutes dans l’entreprise. Au moins, on peut échanger, voir la réalité », lance Sylvie Robert, qui préside le groupe socialiste au conseil.

« Vous devriez rentrer chez vous »

Quelques minutes après être descendue sur la place, l’élue regagnera son bureau, pour terminer sa journée. « Vous ne devriez pas. Vous le faites gratuitement à partir de maintenant. Vous devriez pouvoir rentrer chez vous jusqu’à la fin de l’année », lui lance une militante d’. Dans les faits, les élues et la très grande majorité des fonctionnaires sont traitées à égalité des hommes. « Il faut le souligner », glisse la socialiste.

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Un peu plus loin, Perrine et Marianne sont dans le même cas. Doctorantes, elles gagnent la même chose que leurs homologues masculins. Pourquoi sont-elles venues ? « Parce que c’est honteux que les femmes soient moins payées que les hommes à poste égal. Point ». « Notre devise n’est-elle pas liberté, égalité, fraternité ? On en est loin », lance une jeune femme.

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