Ligue 2: Pourquoi le Stade Brestois est (quand même) bien parti pour remonter en Ligue 1

FOOTBALL Malgré la défaite à domicile contre Lens en début de semaine, l'équipe finistérienne présente tous les atours d'un futur promu...

Jeremy Goujon
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L'attaquant brestois Neal Maupay, prêté par l'AS Saint-Étienne, a déjà inscrit huit buts cette saison en championnat.
L'attaquant brestois Neal Maupay, prêté par l'AS Saint-Étienne, a déjà inscrit huit buts cette saison en championnat. — Olivier Stéphan Photographe (Facebook) / SB29

« Je préfère attendre la fin octobre pour commencer à croire en la remontée. » Voici ce que disait à 20 Minutes le président de l’Hermine 29, l’un des groupes de supporters du Stade Brestois, début septembre.

Les espoirs de Benoît Mingant auraient certainement été décuplés si son équipe de cœur avait battu Lens, lundi dernier (1-2). Qu’à cela ne tienne, Brest demeure favori pour retrouver la Ligue 1, et on vous explique pourquoi.

  • Parce qu’il est en tête après 13 journées

Battu à domicile, donc, le 31 octobre, le Stade Brestois était toutefois assuré de conserver son fauteuil de leader avant la venue des Sang et Or. Depuis dix ans, occuper le premier rang à ce stade de la compétition est synonyme de montée dans 70 % des cas. Seuls Tours (2011), Clermont (2012) et Dijon (2015) ont raté le coche après avoir dominé le premier tiers de la saison. S’ils imitent Boulogne (2009) et Nantes (2013), tous deux 3e, les Finistériens feront durer le plaisir en passant par la case barrages d’accession (contre le 18e de L1), de retour après 24 ans d’absence.

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  • Parce qu’il est invaincu à l’extérieur

Depuis la défaite de… Lens à Sochaux (1-0), le 17 octobre, la formation de Jean-Marc Furlan est la seule à ne pas avoir perdu hors de ses bases (deux succès, quatre nuls). Sur les dix derniers champions de Ligue 2, ils sont sept à avoir conclu l’exercice avec le plus petit nombre de revers à l’extérieur. Bastia (2012), Troyes (2015) et Nancy (2016) avaient, eux, fait la différence à domicile. À l’aise loin de Francis-Le Blé, Brest se déplace ce vendredi à Tours (20 h), avant-dernier au classement et déjà battu à quatre reprises chez lui. Au moins un bon pronostic d’assuré à « Parions Sport ».

  • Parce qu’il suit exactement le rythme des champions

« Ce qui est plus important que la première place, c’est de constater qu’on a pris deux points par match », avait déclaré Furlan après la victoire face à Reims (2-1), le 26 septembre. La moyenne de ses hommes a aujourd’hui légèrement chuté (1,92), mais c’est en réalité un mal pour un bien. En additionnant le nombre d’unités glanées par chacun des lauréats de L2 depuis 2007, nous parvenons en effet à un total de 733. Et en divisant ledit nombre par les journées de championnat (380), le quotient s’élève à… 1,92. La magie du foot.

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  • Parce qu’il s’impose (presque) toujours à l’arrache

C’est bien connu, mieux vaut gagner six fois 1-0 qu’une fois 6-0. Un adage que les Brestois ont (déjà) assaisonné à leur sauce cette saison, avec six triomphes (sur sept) par un but d’écart (trois fois 2-1, deux fois 1-0, une fois 3-2), dont quatre dans les deux dernières minutes ou temps additionnel ! Bon signe quand on veut arriver au sommet, ce genre de résultat étriqué (et inespéré) se traduit généralement par « la chance du champion ». Dans le Finistère, on préfère parler de « Furlan time », en référence à Sir Alex Ferguson. La preuve ultime qu’à « Bres’ même », il y a décidément une âme de winner.