VIDEO. Ligue 1: La joie des supporters du Stade Rennais pendant et après le derby à Nantes

FOOTBALL Cela va bientôt faire douze ans que les aficionados rouge et noir ne sont pas rentrés bredouilles de leur court déplacement…

Jeremy Goujon

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La folie dans le parcage rennais après le 2e but de Kamil Grosicki, à Nantes.
La folie dans le parcage rennais après le 2e but de Kamil Grosicki, à Nantes. — J.-S. Évrard / AFP

Cela a commencé par un long cortège de bus, entre Rennes et Nantes. Et cela s’est fini par une nouvelle victoire du Stade Rennais à la Beaujoire, la cinquième sur les sept dernières confrontations entre Canaris et Rouge et Noir, en Loire-Atlantique.

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Une promenade en bateau pour décompresser

Samedi soir, les supporters du SRFC ont encore été à la noce face à leur adversaire préféré. Malgré un historique récent des plus favorables, il régnait pourtant une certaine appréhension chez certains avant le coup d’envoi. « Je trouve qu’on fanfaronnait beaucoup, ça m’inquiétait un peu, reconnaît ainsi Pierre (28 ans), l’une des 1.400 personnes à avoir investi le parcage rennais. J’ai évacué la tension en allant faire un tour en bateau sur l’Erdre avec ma femme. »

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Fondateur du site « ROUGE Mémoire » et également présent sur place, Fabrice Pinel était, lui, sceptique. « Le sentiment était mitigé à l’abord de ce match, entre l’habitude de s’imposer sur la pelouse du voisin et les incertitudes de l’équipe lors de ses déplacements, notamment les deux derniers ratés à Monaco (3-0) et Dijon (3-0). »

Moqueries et pessimisme

Peu à l’aise à l’extérieur depuis le début de la saison (un point pris sur douze possibles avant ce week-end), Rennes n’en menait pas large à la pause face au FCN (1-0). « Vu le niveau de jeu affiché en première mi-temps, et la marge de manœuvre amoindrie sur les changements avec la sortie de Mexer, j’étais loin de trépigner de joie, déclare Pierre. C’est très particulier d’être mené dans un derby alors que tu es en parcage. Des milliers de personnes sont rivées vers ta zone en se foutant de ta gueule. Et malgré le fait d’être un bon millier, tu as un sentiment de solitude qui arrive. C’était dur de ne pas être défaitiste à ce moment précis. »

« Rien n’était perdu à mes yeux, on en avait gardé sous la semelle », préférait positiver Fabrice.

Grosicki est arrivé

Quarante-cinq minutes et deux buts du décidément « super-sub » Kamil Grosicki plus tard, le Stade Rennais étirait sa série d’invincibilité dans le 44 à quasiment douze ans (le FC Nantes ne s’est plus imposé à domicile face à son voisin depuis le 15 janvier 2005). Une « folie » quand on sait que le club bretillien avait « attendu » plus de 41 ans, entre novembre 1964 et janvier 2006, avant de se remettre à gagner chez les Jaune et Vert.

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« Cette frustration paraît tellement loin, jubile Pierre. Là, ça fait douze ans que ça dure, et c’est vraiment bon. C’est encore meilleur vu que je travaille à Nantes. J’ai hâte de boire les larmes de mes collègues lundi, comme tous les six mois. »

Les rôles ont été inversés

Pour Fabrice Pinel, tout est surtout une question de logique. « Nantes a longtemps dominé sur le plan national avec de nombreux titres, donc forcément, la domination était la même au niveau local. Maintenant, le FCN est un club lambda qui n’a gardé de son passé que la mémoire de ses fans. Depuis 15 ans, le Stade Rennais a pris le dessus sportivement. » Au point de se sentir comme à la maison à la Beaujoire…

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