Anciens Rennais: Mais au fait, que deviennent Chris Mavinga et Yann M'Vila?

FOOTBALL Les deux ex-Rouge et Noir sont dans le dur en Russie...

Jeremy Goujon
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Yann M'Vila (à g.) et Chris Mavinga (à d.) durant un entraînement au Stade Rennais, en octobre 2011.
Yann M'Vila (à g.) et Chris Mavinga (à d.) durant un entraînement au Stade Rennais, en octobre 2011. — D. Meyer / AFP

Même si Yann M’Vila a disputé le week-end dernier  avec le Rubin Kazan (victoire 3-0 contre Samara en Premier League russe), la situation reste compliquée pour l’ancien prodige du Stade Rennais, ainsi que pour son compagnon d’infortune, Chris Mavinga, joint ce mardi par 20 Minutes.

  •  L’amitié, c’est sacré
     

Moins « chanceux » que M’Vila, Mavinga n’est toujours pas apparu avec les Vert et Rouge cette année. « Quand on est footballeur et qu’on ne joue pas, ce n’est pas simple. Mais il y a pire dans la vie », , en Russie depuis l’été 2013 et prêté les deux exercices précédents à Reims et Troyes. « C’est ma dernière année de contrat ici, le club souhaite me vendre, je le souhaite aussi, mais je ne veux pas partir n’importe où, affirme Chris Mavinga. J’ai négocié une résiliation, pratiquement jusqu’au dernier jour du mercato. Ils n’ont pas voulu m’écouter, je ne sais pour quelle raison. Pour arriver au Rubin, ça se fait très simplement. Mais pour en partir, ce n’est pas facile… »

Malgré sa galère personnelle,  a apprécié le retour au combat de son ami. « Je suis content pour Yann, ça lui a fait tout bizarre de retrouver le terrain. C’est toujours plaisant de voir son pote s’épanouir, même s’il ne sait pas si ce temps de jeu va se renouveler. L’entraîneur va être dur avec lui, dans le sens où il faudra que Yann prolonge s’il veut jouer de nouveau [le bail de M’Vila arrive à échéance en janvier 2017]. »

  •  Un quotidien pas si morose ? Ça dépend pour qui
     

, Chris Mavinga et Yann M’Vila attendent avec impatience les prochaines « vacances » (le championnat russe faisant relâche de décembre à mars), histoire de « profiter ailleurs » qu’au Tatarstan. Mais en dépit du manque de compétition, la vie des deux compères ne ressemble pas non plus à un enfer.

« C’est du grand classique : on va à l’entraînement et on rentre chez soi. C’est ce que je faisais en France, décrit Mavinga. Le climat ? Oui, il est difficile, mais ce qui me surprend en ce moment, c’est qu’il ne fait pas très froid. Lors de ma première année, il faisait -15 en septembre, alors que là, on est toujours dans des températures positives. Donc franchement, il n’y a pas de quoi déprimer. , qui sont à la maison. Nous, on a la chance d’avoir le terrain. Il y a un bon groupe, les conditions sont bonnes et on est traités comme tout le monde, c’est important. Ça veut dire que rien n’est perdu. »


  •  L’âge de raison
     

Prêté avec succès l’an dernier à Sunderland (40 matchs disputés, toutes compétitions confondues), Yann M’Vila espérait bien y retourner cette saison. Le « cœur brisé » après l’échec du transfert, le milieu de terrain pourrait rejoindre les Black Cats en janvier. « Si Dieu le veut »,  . « C’est un club où il a pris du plaisir, commente Chris Mavinga. Je pense qu’il préfère jouer en Premier League anglaise. Il ne sait pas encore s’il va retourner là-bas, mais il en a envie. »


L’ex-joueur de Liverpool, lui, « ne stresse pas » pour son avenir. « Le coach de Samara [le Belge , connu à Genk en 2010-2011] ne me lâche pas depuis trois ans. Je ne suis pas rêveur, je ne vais pas atterrir dans un club comme le Spartak Moscou. Mais la Russie, c’est bien assez pour moi. J’ai juste envie de me poser, de me stabiliser. Jouer dans un club moindre que le Rubin Kazan ne me dérangerait pas, et je ne demande pas un gros salaire. Avant, j’étais célibataire, j’étais un peu foufou, je n’étais pas forcément bien entouré… Aujourd’hui, les choses sont différentes, j’ai une famille [Mavinga va devenir papa en mars 2017]. »

  •  Les uns triment, les autres s’éclatent
     

Antoine Griezmann devenu « meilleur joueur du monde » pour les socios de l’Atlético Madrid, Wissam Ben Yedder en vue au FC Séville, M’Baye Niang finalement pas trop malheureux à l’AC Milan… Des cinq fêtards de l’équipe de France Espoirs sanctionnés en novembre 2012,   entre deux matchs de qualification à l’Euro, seuls Chris Mavinga et Yann M’Vila se retrouvent à l’arrêt.

« Même si on est plutôt dans le bas aujourd’hui, ça ne nous fait pas mal, assure Mavinga. Ça me fait kiffer, par exemple, de voir Griezmann à ce niveau-là, et c’est aussi une source de motivation. Si lui est capable de faire de bonnes choses, pourquoi pas moi ? » Surtout qu’apparemment, « Grizou » …