Rennes : Un «téléphone grave danger» pour lutter contre les violences conjugales

JUSTICE L’outil doit permettre d’éviter la récidive et de rassurer les victimes…

Jérôme Gicquel

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Le procureur Nicolas Jacquet (à droite) a attribué des téléphones à trois femmes depuis la mise en place du dispositif.
Le procureur Nicolas Jacquet (à droite) a attribué des téléphones à trois femmes depuis la mise en place du dispositif. — J. Gicquel / APEI / 20 Minutes

Dans la lutte contre les violences conjugales, un nouvel outil vient d’être déployé depuis le début de l’année en Bretagne. Ce dispositif, baptisé « téléphone grave danger », doit permettre aux victimes de violences conjugales et de viols d’alerter très facilement une plateforme d’assistance en cas de risque de récidive.

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S’il est avéré, les forces de l’ordre interviennent alors immédiatement. « Cela permet d’empêcher le passage à l’acte mais aussi de rassurer la victime », indique Nicolas Jacquet, procureur de la République de Rennes. Dans la majorité des cas, les victimes ont subi des violences physiques, ont été harcelées ou menacées de mort.

Trois téléphones attribués à Rennes

Depuis la mise en place du dispositif, 28 téléphones ont été mis à la disposition des parquets de Bretagne et de Loire-Atlantique, dont cinq à Rennes. Après un examen poussé de la situation, le procureur a décidé d’attribuer ces téléphones à trois femmes dans la capitale bretonne.

« Nous l’attribuons selon des critères bien précis et en cas de grave danger. Il faut qu’il y ait eu une interdiction de contact prononcée entre la victime et son agresseur. Nous évaluons aussi la personnalité de l’agresseur, son impulsivité, son passé judiciaire », poursuit le procureur. Sept personnes incarcérées à la maison d’arrêt de Vezin font ainsi l’objet d’un suivi particulier afin d’éviter qu’ils ne repassent de nouveau à l’acte à leur sortie.