L'équipe de My Human Kit a ouvert son atelier, le Humanlab, il y a quelques jours à Rennes.
L'équipe de My Human Kit a ouvert son atelier, le Humanlab, il y a quelques jours à Rennes. — J. Gicquel / APEI / 20 Minutes

INNOVATION

Rennes: Ils aident les personnes handicapées à s’autoréparer

L’association My Human Kit ouvre un atelier de fabrication de prothèses…

Pour les personnes en situation de handicap, les outils numériques peuvent offrir d’incroyables opportunités. Partant de ce principe, l’association My Human Kit a ouvert il y a quelques jours dans les locaux du centre de formation Askoria à Rennes un atelier où les personnes handicapées « viennent apprendre à se réparer avec les autres », indique Yohann Veron, permanent de l’association.

A l’aide de logiciels Open Source et d’imprimantes 3D, les personnes amputées peuvent ainsi se fabriquer une prothèse de main à moindre coût. « Nous planchons également sur un projet de fauteuil roulant en kit, sur un gant sonar pour les personnes malvoyantes ainsi que sur un dispositif binoreille pour les personnes qui sont sourdes d’une oreille », énumère Yohann Veron.

Le projet de main bionique a fait des émules

Récompensée par une bourse de 200.000 euros de la part du Google Impact Challenge en octobre 2015, l’association My Human Kit a vu le jour en 2014. Il s’agit alors de soutenir le projet Bionico Hand porté par Nicolas Huchet.

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Amputé de la main droite, le jeune homme s’est lancé le défi de fabriquer sa propre prothèse bionique pour moins de 1.000 euros, alors qu’elles sont vendues plusieurs dizaines de milliers d’euros sur le marché. Devant l’engouement suscité, Nicolas Huchet met son ingéniosité au service du plus grand nombre avec un projet d’atelier où les personnes handicapées viendraient, comme lui, apprendre à se réparer.

« Transformer leur limitation en motivation »

« Nous ne fabriquons pas pour les autres. Nous sommes là en soutien mais ce sont aux personnes handicapées de s’approprier leur projet et de fabriquer un objet sur mesure », assure Yohann Veron. « L’idée est de transformer leur limitation en motivation et de changer le regard sur le handicap », poursuit-il.

Soutenue par diverses fondations et collectivités, l’association My Human Kit espère déjà que son atelier, le Humanlab, fera des petits dans les autres villes de France.