FC Lorient: «Dès qu’on touche au poste de Romain Danzé...», quand Steven Moreira balance (un peu) sur son ancien coéquipier

INTERVIEW Le latéral droit évoque la concurrence du passé au Stade Rennais...

Propos recueillis par Jeremy Goujon

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Le Lorientais Steven Moreira, ici contre Lyon le 24 septembre 2016.
Le Lorientais Steven Moreira, ici contre Lyon le 24 septembre 2016. — L. Venance / AFP

Transféré du Stade Rennais au FC Lorient à la fin du mercato estival, le latéral droit Steven Moreira (22 ans) revient sur les conditions de son départ du SRFC.

Vous êtes impliqué sur le deuxième carton jaune reçu par Mario Balotelli, dimanche dernier. Un avertissement qui devrait être annulé jeudi par la Commission de discipline. Le vôtre aussi, du coup ?

Ah bah oui, s’ils annulent son carton, ils devraient annuler le mien ! Sur le moment, il ne s’est rien passé. On se regardait et on était en train de rigoler avec Balotelli. Je ne sais pas pourquoi l’arbitre a voulu faire du zèle.

Vous présentez la particularité d’avoir déjà affronté Nice à deux reprises cette saison. La première, c’était pour votre dernier match avec le Stade Rennais (le 14 août). Beaucoup estiment que votre prestation ce jour-là a scellé votre histoire avec les Rouge et Noir. Vous êtes d’accord avec ça ?

Oui et non. J’avais aussi la possibilité de rester. J’avais pas mal discuté avec Christian Gourcuff, qui m’avait expliqué pourquoi je ne jouais pas contre Nancy [20 août]. C’était mieux pour moi que ça se passe comme ça, mais rien n’était remis en cause.

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Vous figurez dans le groupe rennais pour la réception de Nancy, mais pas pour le déplacement à Montpellier (27 août). Est-il vrai que vous avez demandé à quitter le SRFC entre ces deux journées ?

Oui, j’ai eu dans cette période une discussion avec le coach pour pouvoir partir. C’est d’ailleurs pour ça qu’il a préféré ne pas me convoquer pour Montpellier, afin d’éviter les états d’âme au sein du groupe.

Avec un peu de recul, éprouvez-vous des regrets à l’idée de ne pas vous être imposé dans votre club formateur ?

C’est sûr que je regrette de ne jamais avoir été un réel titulaire, même si j’ai joué pas mal de matchs [73 toutes compétitions confondues entre mai 2013 et août 2016]. Après, je pense aussi que j’avais besoin d’aller voir ailleurs.

Certains supporters rouge et noir ne vous ont pas épargné, au point d’être « soulagés », ou presque, quand ils vous ont vu partir…

Ça ne m’a pas touché. Quand on joue au poste de Romain Danzé, c’est toujours compliqué. D’autres avant moi sont passés par là, comme Kévin Théophile-Catherine ou Dimitri Foulquier. Eux non plus n’ont jamais réussi à s’imposer en tant que latéral droit. Quand j’ai pu jouer à gauche, tout allait bien, mais dès qu’on touche au poste de Romain Danzé…

C’est-à-dire ?

Romain est un très bon joueur, avec beaucoup d’expérience. Et puis, c’est un pur Breton, ça joue aussi.

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Avez-vous eu d’autres propositions, hormis celle du FC Lorient ?

Au début du mercato, j’ai eu des contacts avec Lille, notamment avec Frédéric Antonetti [qui l'a lancé en Ligue 1 à Rennes], ainsi qu’avec des clubs étrangers. Sur la fin, j’avais moins de propositions, et j’ai choisi Lorient, qui me suivait depuis plusieurs saisons. J’ai toujours eu de bonnes relations avec Sylvain Ripoll.

Quand vous vous engagez avec les Merlus, ceux-ci viennent de perdre leurs trois premiers matchs. Ça ne vous a pas fait peur ?

Certains des résultats en question ont été faussés à cause des cartons, donc non, ça ne m’a pas fait du tout douter. Je me suis engagé avec grand plaisir, parce que je sais que Lorient est un très bon club. Aujourd’hui, je suis un jeune homme heureux.

Vous avez déjà coché la date du 26 octobre sur votre agenda (Rennes recevra alors Lorient en Coupe de la Ligue) ?

Oui, c’est fait (sourire). Je ne dirai pas de noms, mais on se chambre déjà pas mal avec quelques anciens coéquipiers…